Le fait que le commissaire extraordinaire Fabris Peruško et sa députée Irena Weber aient visité le Premier ministre Plenković deux fois en moins de 24 heures avant le vote sur le règlement pour Agrokor lundi et mardi en dit long sur la contrainte du règlement. Cela ne signifie pas qu’il est mauvais qu’un tel règlement ait été voté, mais cela signifie que, en raison de certaines situations non résolues, les problèmes juridiques vont s’éterniser pendant des années.
Réserve pour les Obligataires
Le règlement des créanciers d’Agrokor, y compris les documents d’accompagnement et les accords spéciaux avec certains créanciers (Sberbank, Agram Invest, Franck…), se compose de 7 300 pages, dont le règlement lui-même compte environ deux cents pages, et le reste sont des annexes. Cependant, parmi ces annexes, un document important manque.
Il concerne l’accord non réalisé avec le Groupe Adris, qui n’a pas accepté de retirer son recours juridique concernant les droits des obligataires à participer à la future structure de propriété d’Agrokor. Bien qu’un créancier mécontent ne puisse pas annuler le règlement, Adris peut influencer considérablement sa mise en œuvre future avec ce mouvement. Tant qu’Adris ne retire pas son recours ou jusqu’à ce que le tribunal se prononce en faveur de l’une ou l’autre partie, les obligataires ne pourront pas disposer de leur participation (réservée) de 25 % dans la future structure de propriété d’Agrokor.
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Si le tribunal se prononce en faveur d’Adris, les obligataires seront laissés sans leur participation, ni aucune compensation pour leurs 560 millions d’euros de créances contre Agrokor. Dans les derniers jours avant le vote, des négociations intenses ont eu lieu entre l’administration extraordinaire et les entreprises qui ont financé Agrokor avec des billets à ordre avec recours (Alca, Franck, Saponia, Sokol Marić), qui ont connu des rebondissements dramatiques à chaque instant.
Mercredi, il semblait que tout était convenu, car les banques auraient accepté d’annuler 65 % des créances pour les débiteurs avec recours. Jeudi, tout s’est effondré car il s’est avéré que les banques n’étaient pas prêtes à annuler le même pourcentage de créances pour tous les débiteurs, mais voulaient lier le pourcentage d’annulation à la situation financière de chaque entreprise, au détriment de celles qui s’en sortent mieux. Vendredi soir, l’un des participants à ces négociations nous a informés qu’il sirotait un verre de vin rouge car il était enfin satisfait de l’accord atteint, et lundi soir, la même personne a rapporté que ‘rien n’est encore finalisé car certains éléments ont été renvoyés au début.’
Droit Discrétionnaire
Mardi, après que le conseil temporaire des créanciers a approuvé à l’unanimité l’envoi du règlement au Tribunal Commercial, l’administration extraordinaire a annoncé qu’un accord avait été atteint entre les fournisseurs avec des billets à ordre avec recours et les banques par son intermédiaire. Selon cet accord, les banques transféreront 60 à 70 % de ces créances au nouveau Agrokor, tandis que le reste devra encore être réglé par les fournisseurs.
