Le réchauffement climatique est en passe de dépasser même les prévisions les plus sombres des experts – si les émissions de gaz à effet de serre restent à leurs niveaux actuels, les températures augmenteront d’un degré et demi Celsius d’ici 2040, posant une menace significative pour l’économie mondiale.
Cela serait, en bref, la conclusion du dernier rapport des Nations Unies, qui constitue également l’avertissement le plus dramatique lié à cette question.
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Reuters rapporte que le réchauffement climatique peut être maintenu en dessous du seuil critique, mais seulement avec des conséquences économiques de grande envergure et accélérées. Pour cette raison, un nouveau projet, le plus complet pour lutter contre le changement climatique, a été préparé, et devrait être présenté en octobre après autorisation et révision gouvernementales.
Selon l’accord conclu à Paris en 2015, ratifié par environ deux cents pays, l’augmentation de la température doit être limitée à ‘bien en dessous de deux degrés Celsius’ par rapport aux niveaux préindustriels.
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Le dernier document, que des journalistes de Reuters ont également vu, montre que l’augmentation actuelle a atteint près d’un degré, avec une hausse attendue de 0,2 degré tous les dix ans.
Le projet compare deux scénarios, l’un avec une augmentation d’un degré et demi, l’autre avec deux degrés, et indique que le niveau de la mer dans le premier cas augmenterait de dix centimètres de moins que dans le second, ce qui réduirait le risque d’inondation pour des millions de résidents côtiers.
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Ils avertissent également que les mesures convenues à Paris ne sont pas suffisantes pour maintenir l’augmentation à ce niveau. Ils déclarent qu’il est nécessaire d’augmenter considérablement l’utilisation des sources d’énergie renouvelables (énergie solaire, énergie hydraulique, éolienne) et estiment que pour maintenir le réchauffement à 1,5 degré, d’ici 2050, ces sources devront couvrir entre 49 et 67 pour cent de la consommation totale d’énergie.