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Arlando Bernardi : Les entreprises doivent protéger elles-mêmes les lanceurs d’alerte

La conférence internationale de deux jours ‘Zagreb Ethics and Compliance 2018’ (ZEC 2018) sur l’éthique des affaires et la conformité a commencé à l’hôtel Westin, organisée par Ravecon Business Consulting.

L’un des objectifs de la conférence est de sensibiliser aux considérations éthiques dans les secteurs privé et public et de souligner l’importance de prévenir la corruption, ainsi que de gérer ses risques dans l’administration publique, les unités d’auto-gouvernement locales et régionales, les organes de droit public et les entreprises dans lesquelles l’État et ces unités d’auto-gouvernement locales et régionales détiennent des participations.

ZEC 2018 aborde des sujets d’éthique des affaires, de conformité, de lutte contre la corruption, de gestion des risques et de responsabilité sociale des entreprises grâce à la participation de quinze intervenants du monde entier.

Comment protéger les lanceurs d’alerte ?

L’un des intervenants était Arlando Bernardi, conseiller au département de lutte contre la corruption chez Hughes Hubbard & Reed, dont la conférence portait sur le thème ‘Développer une culture de la parole – Comment protéger les lanceurs d’alerte dans les entreprises ?’

Les lanceurs d’alerte sont l’un des outils les plus efficaces pour prévenir les comportements non éthiques des entreprises. Des recherches récentes montrent que près de 40 % des fraudes d’entreprise et l’identification de comportements inappropriés ont été résolues grâce aux lanceurs d’alerte.

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En novembre 2017, le parlement italien a approuvé une loi qui a amélioré les règles pour les employés, à savoir la loi 179/2017, qui interdit aux employeurs de prendre des mesures de représailles contre les employés, ou lanceurs d’alerte, qui signalent des activités illégales.

Bernardi a noté que les aspects négatifs de cette loi sont qu’elle ne soutient pas suffisamment les lanceurs d’alerte et que cette loi ne s’applique qu’aux employés du secteur public.

– Il n’y a pas de protection pour les lanceurs d’alerte dans le secteur privé, sauf dans les banques, les compagnies d’assurance ou pour les intermédiaires financiers, a expliqué Bernardi.

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Bernardi a parlé des mesures supplémentaires que les législateurs et les entreprises peuvent adopter pour encourager les lanceurs d’alerte à agir de manière éthique.

– La loi exige que les entreprises privées adoptent des programmes de conformité avec les entreprises et s’engagent dans des programmes de protection des lanceurs d’alerte. Par conséquent, si une entreprise ne fournit pas de biens et de services au secteur public ou à la propriété de l’État, et n’a pas adopté de modèle de conformité conformément à la précédente loi anti-corruption, elle n’est pas soumise à la nouvelle loi 179/2017.

Les lanceurs d’alerte sont essentiels pour découvrir des activités illégales et prévenir les fautes professionnelles des entreprises. En raison du manque de protection réglementaire complète pour les lanceurs d’alerte, les entreprises doivent prendre l’initiative elles-mêmes et mettre en œuvre des rapports de lanceurs d’alerte au sein de l’entreprise, plutôt que d’avoir un organe d’enquête externe. L’éducation et la sensibilisation sont cruciales pour cela, a conclu Bernardi.