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La Croatie recevra 8,767 milliards d’euros dans le cadre de la politique de cohésion de 2021 à 2027

La Croatie devrait disposer de 8,767 milliards d’euros dans le cadre de la politique de cohésion pour la période 2021-2027, exprimée en prix de 2018, et en prix courants, en tenant compte de l’inflation, 9,888 milliards d’euros, a annoncé la Commission européenne.

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Dans le cadre financier pluriannuel actuel 2014-2020, la Croatie a été allouée 8,6 milliards d’euros, exprimés en prix de 2014. En tenant compte de l’inflation, la Croatie dispose de 9,3 milliards d’euros dans ce cadre financier pluriannuel 2014-2020. Cela signifie qu’en termes réels, la Croatie a reçu environ 500 millions d’euros ou 5,5 % de moins que dans le budget pluriannuel actuel.

Les plus grands perdants par rapport au budget pluriannuel actuel sont la Hongrie, la République tchèque et l’Estonie, qui, selon la proposition de la Commission, perdraient chacune 24 % des fonds de cohésion, suivies de la Pologne avec 23,3 % de moins, et de la Slovaquie avec 21,7 %. En revanche, la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie recevraient 8 % de plus, l’Italie 6,4 % de plus, la Finlande 5,1 %, et l’Espagne 5 %.

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De plus, la Commission propose une augmentation de la part nationale dans les programmes de cofinancement, ce qui signifie automatiquement une réduction de la part des fonds européens. Pour les régions les plus pauvres, qui sont en dessous de 75 % de la moyenne européenne, il est proposé que les projets soient financés à hauteur de 70 % par le budget européen et de 30 % par le budget national. Les deux régions statistiques croates tombent dans la catégorie des plus pauvres, ce qui signifie que, selon la proposition de la Commission, la part des fonds nationaux passerait de 15 % à 30 %. Par exemple, le projet du pont de Pelješac sera financé à 85 % par des fonds du budget européen et à 15 % par la Croatie. Dans la période après 2020, le cofinancement national augmenterait à 30 %.

Pour les régions de transition, dont le PIB est compris entre 75 et 100 % de la moyenne européenne, la part du financement national augmenterait à 40 %, et pour les régions les plus développées à 60 %.

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La Commission a adopté mardi lors de sa réunion à Strasbourg une proposition de règlement pour mettre en œuvre la politique de cohésion dans le prochain cadre financier pluriannuel. La proposition de règlement sur la politique de cohésion est la première d’une série de propositions sectorielles liées au cadre budgétaire pluriannuel. La Commission devrait publier des propositions pour tous les domaines financés par le budget européen d’ici la mi-juin.

En plus des fonds de la politique de cohésion, la Croatie, comme d’autres États membres de l’UE, aura également accès à des fonds pour la politique agricole, y compris le développement rural, des fonds pour la protection, pour les corridors transeuropéens, pour la recherche, l’éducation et la jeunesse, pour promouvoir des réformes structurelles liées à l’introduction de l’euro, et des fonds significatifs du Fonds européen d’investissement.

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Le 2 mai, la Commission européenne a proposé un nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) pour la période 2021-2027, qui est nominalement légèrement plus important que la période budgétaire actuelle 2014-2020, mais avec des montants plus faibles pour la politique de cohésion et l’agriculture.

La Commission a proposé un budget à long terme de 1,135 billion d’euros pour la période 2021-2027 (exprimé en prix de 2018), ce qui représente 1,11 % du revenu national brut des 27 États membres de l’UE (RNB). En prix courants, en tenant compte de l’inflation prévue, cela représenterait 1,279 billion d’euros. Selon la Commission, les fonds de cohésion sont réduits de sept pour cent, et selon les estimations du Parlement européen, les fonds de cohésion ont été encore plus réduits – d’environ 10 pour cent.

La politique de cohésion, pour laquelle 373 milliards d’euros sont alloués dans le prochain cadre financier pluriannuel, est le principal instrument pour aider les régions les plus pauvres de l’UE à rattraper les zones développées. Par conséquent, la plus grande partie de ces fonds est investie dans les régions les plus pauvres, avec un PIB inférieur à 75 % de la moyenne européenne, bien que toutes les régions aient droit aux fonds de cohésion.

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Le PIB par habitant reste le principal critère pour l’allocation des fonds dans un effort pour réduire les inégalités et faciliter le rattrapage des régions à faible revenu par rapport au reste de l’UE. De plus, de nouveaux critères sont introduits pour tenir compte de la situation plus réaliste sur le terrain, du chômage des jeunes, des faibles niveaux d’éducation, du changement climatique, et de l’acceptation et de l’intégration des migrants.

La plupart des investissements du Fonds européen de développement régional et du Fonds de cohésion seront dirigés vers l’innovation, le soutien aux petites entreprises, les technologies numériques, et la modernisation de l’industrie. Des investissements seront également réalisés dans la transition vers une économie circulaire à faible émission de carbone et dans la lutte contre le changement climatique, conformément aux engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, déclare la Commission.

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La proposition de la Commission pour le règlement suggère des règles simplifiées pour accéder aux fonds européens, réduisant les charges administratives et les contrôles moins stricts pour les entreprises et les entrepreneurs recevant un soutien de l’UE.