Le géant énergétique français Total se prépare à se retirer d’un projet gazier de 1 milliard de dollars en Iran avant l’annonce par les États-Unis de nouvelles sanctions contre l’Iran, suivant l’exemple d’autres grandes entreprises européennes, telles qu’Allianz et Maersk.
– Total ne poursuivra pas la mise en œuvre du projet SP11 (South Pars 11) et sera contraint de fermer progressivement toutes les opérations connexes d’ici le 4 novembre 2018, à moins que les autorités américaines n’accordent une exemption pour le projet de Total en raison du soutien des autorités françaises et européennes, a annoncé la société pétrolière et gazière française mercredi.
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Total a déclaré qu’elle fermerait progressivement ses opérations dans le pays d’ici novembre de cette année si une exemption n’est pas accordée, selon la BBC. La société française a signé un accord l’année dernière pour développer le champ gazier de South Pars en Iran, avec une valeur d’investissement initiale prévue de 1 milliard de dollars.
Total indique qu’elle a jusqu’à présent investi un peu moins de 47 millions de dollars dans ce projet iranien, soulignant que le retrait d’Iran n’affectera pas leurs taux de croissance de production ciblés.
Nouvelles sanctions annoncées
Washington a annoncé qu’il réintroduirait des sanctions strictes contre l’Iran, qui avaient été levées après la conclusion d’un accord international avec Téhéran qui limitait les ambitions nucléaires du pays. Cette décision du président Donald Trump a ignoré les conseils des alliés européens qui plaidaient pour la préservation de l’accord international.
