La France est confiante de pouvoir parvenir à un accord avec l’Allemagne sur les propositions de budget de la zone euro et d’autres réformes d’ici juin, avec un message du ministre des Finances Bruno Le Maire indiquant que d’autres retards seraient irresponsables.
« La zone euro ne peut plus faire face aux différences économiques entre les États membres. Elle s’effondrera, » a déclaré le ministre Le Maire aux journalistes lundi soir. « Je pense qu’il est temps de relier les points. D’autres retards seraient irresponsables. L’histoire sera un juge sévère, » a souligné le ministre français.
Un conseiller du président Emmanuel Macron a confirmé que la France et l’Allemagne doivent parvenir à un accord sur cette question, affirmant qu’il est confiant que Berlin et Paris établiront un cadre commun à présenter aux autres dirigeants de la zone euro lors du sommet de juin à Bruxelles.
« En raison des discussions avec l’Allemagne, nous penchons vers l’optimisme, » a déclaré le conseiller aux journalistes mardi.
Dans la première proposition de réformes de la zone euro, le président Macron a plaidé pour l’établissement d’un budget commun pour les 19 pays utilisant la même monnaie, ainsi que la nomination d’un ministre des Finances et la transformation du fonds d’aide pour les membres en difficulté en quelque chose de plus proche d’un Fonds monétaire européen. La chancelière allemande Angela Merkel a salué l’initiative du président français mais a rejeté certaines idées, en particulier celles qui impliqueraient que l’Allemagne prenne des risques plus importants.
Dans un discours la semaine dernière à Aix-la-Chapelle, Macron a exhorté Merkel à abandonner le ‘fétiche’ du conservatisme budgétaire qui, selon lui, a entravé les progrès. Même si les deux dirigeants européens s’accordent sur une position commune concernant le budget de la zone euro, cette institution sera probablement modeste dans sa phase initiale et n’atteindra pas plusieurs points de pourcentage du PIB comme l’a indiqué le président français en août dernier.
