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SNH : Le journalisme croate accablé par des problèmes, la liberté des médias menacée

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, l’Association des journalistes croates (SNH) a averti jeudi sur la détérioration de la position des journalistes et des médias, qui menace directement la liberté des médias et le droit du public à une information de qualité.

Le journalisme croate est accablé par des problèmes. La situation dans les médias privés est particulièrement préoccupante, où les journalistes employés de manière permanente subissent une pression significative de la part des propriétaires qui réduisent et révoquent systématiquement leurs droits même lorsqu’ils opèrent positivement, indique le communiqué de presse signé par le président du SNH, Anton Filić.

Les journalistes sans contrats de travail, appelés faux freelances, ainsi qu’un nombre croissant d’étudiants, se trouvent dans une situation encore pire. Les inspections ne devraient pas fermer les yeux sur l’abus généralisé des « services étudiants » par lesquels les employeurs, notamment dans certaines maisons de télévision, obtiennent des journalistes bon marché qui sont presque dans une relation d’esclavage avec leurs employeurs et doivent souvent retourner une partie de leur argent gagné à leurs patrons, souligne Filić.

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Dans les médias, des journalistes sous-payés et effrayés travaillent souvent et n’osent pas aborder les problèmes les plus graves de notre société tels que la corruption, le népotisme, le commerce politique, la dysfonction du système judiciaire, etc.

« Il y a trop peu de journalisme d’investigation et trop de journalisme superficiel et de potins, pour lequel les rédacteurs en chef portent la plus grande part de responsabilité car ils ont (en raison de la sélection négative) perdu leur responsabilité envers les journalistes et le journalisme et deviennent de plus en plus un bras armé des propriétaires. Nous ne pouvons pas avoir des médias libres et une information de qualité si les professionnels qui doivent rapporter, enquêter et informer le public sont négligés, » indique le communiqué.

Malgré cela, les journalistes ne doivent pas abandonner, car les lecteurs, téléspectateurs et auditeurs ont le droit à une information juste et véridique. Ce n’est que pour un tel journalisme que nous pouvons dire qu’il s’agit d’un bien public, tout comme la santé publique ou l’éducation, déclare le SNH.

Le syndicat rappelle donc les principes fondamentaux du journalisme, tels que résumés par le célèbre journaliste et éditeur américain Joseph Pulitzer. Il a souligné qu’un « journaliste doit toujours se battre pour le progrès et le changement, ne jamais tolérer l’injustice et la corruption, toujours lutter contre toutes les formes d’apaisement, s’opposer constamment aux privilégiés et aux détournements publics, toujours empathiser avec les pauvres, toujours soutenir le bien public, ne jamais se contenter de simplement publier des nouvelles, toujours être complètement indépendant et ne pas avoir peur d’attaquer le mal. »