Le syndicat de la police de Croatie a souligné mardi que l’attaque de la nuit dernière contre des policiers à Split a de nouveau confirmé l’importance de modifier les dispositions légales concernant l’utilisation des armes à feu et l’introduction de pistolets à impulsion électrique et de tasers comme équipement de base de la police.
Le syndicat condamne l’attaque des cambrioleurs contre des policiers à Split, au cours de laquelle un policier a été gravement blessé et trois autres ont subi des blessures légères, tandis que l’attaquant a subi une blessure par balle à la jambe.
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De tels événements soulignent une fois de plus à quel point le travail des policiers est difficile et dangereux, qu’ils effectuent quotidiennement dans des circonstances difficiles d’effectifs insuffisants, d’équipements inadéquats, de protection juridique insuffisante et de salaires bas, avertit le syndicat.
En raison de tels cas, le syndicat a à plusieurs reprises averti de l’importance de modifier la loi sur les affaires et les pouvoirs de la police, qui a relevé le seuil d’utilisation des armes à feu contre une personne surprise en train de commettre une infraction criminelle (ou d’arrestation) pour laquelle une peine d’emprisonnement d’au moins cinq ans peut être imposée, de cinq à dix ans.
Une telle disposition est ingérable en pratique car elle ne s’applique qu’à quelques infractions criminelles, à savoir le meurtre grave (lorsqu’un policier doit évaluer sur le moment s’il s’agit d’un meurtre ordinaire ou grave), le génocide, le terrorisme, les attaques contre des aéronefs, des navires ou des plateformes fixes, et les infractions criminelles graves d’abus et d’exploitation sexuelle d’enfants.
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Un policier doit décider de l’utilisation d’une arme en une milliseconde
Une absurdité supplémentaire est que dans les cas de terrorisme, d’attaques contre des aéronefs, des navires ou des plateformes fixes, la peine d’au moins dix ans n’est prescrite qu’en cas de décès d’une ou plusieurs personnes, tandis que dans les cas d’infractions criminelles graves d’abus et d’exploitation sexuelle d’enfants, la peine d’au moins dix ans n’est prescrite qu’en cas de décès de l’enfant, souligne le syndicat.
Dans les cas de meurtre grave, les policiers sont confrontés à une situation encore plus compliquée car au moment d’utiliser une arme à feu, ils doivent savoir si la personne tuée de manière cruelle ou insidieuse était particulièrement vulnérable en raison de son âge, de graves handicaps physiques ou mentaux, était une personne proche du meurtrier qui les avait précédemment abusés, a été tuée par cupidité, vengeance impitoyable, haine ou d’autres motifs bas, a été tuée pour commettre ou dissimuler une autre infraction criminelle, ou était un fonctionnaire public tué en lien avec l’exercice de ses fonctions officielles.
