La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi qu’elle exigera des banques qu’elles paient des frais de supervision qui sont 12 % plus élevés cette année afin de compenser partiellement les coûts liés aux préparatifs du Brexit et au coût des tests de résistance réguliers.
Les banques seront invitées à payer 474,8 millions d’euros en frais pour cette année, contre 425 millions d’euros l’année dernière. La BCE prévoit de dépenser 502,5 millions d’euros pour la supervision, en utilisant également des fonds excédentaires de 2017, comme indiqué dans l’annonce de la BCE.
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La BCE cite plusieurs raisons pour cette augmentation, après une augmentation de 10 % l’année précédente.
« Ces facteurs incluent le retrait du Royaume-Uni de l’UE (Brexit) et les coûts associés à l’implication de la BCE dans la gestion des tests de résistance de l’EBA pour les banques significatives en 2018, » précise l’annonce.
Séparément, la BCE a annoncé que les banques de la zone euro continuent de réduire les dettes problématiques accumulées, qui sont un héritage clé de la dernière crise de la dette profonde qui a affecté la croissance économique et les bénéfices des banques.
Les prêts non performants dans les banques sous la supervision de la BCE ont été réduits à 721 milliards d’euros à la fin de l’année dernière, contre 759 milliards d’euros un an plus tôt, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal et la Grèce progressant à cet égard, selon les données de la BCE.
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La principale priorité de la BCE est de s’attaquer aux prêts non performants, car les montants énormes de tels prêts, dont beaucoup ont plus d’une décennie, empêchent les banques de prêter à l’économie réelle, annulant les incitations que la BCE essaie de fournir par le biais d’une politique monétaire ultra-accommodante.
La part des prêts non performants dans la zone euro est tombée en dessous de cinq pour cent ces dernières années, mais reste supérieure à 10 pour cent en Italie, en Irlande et au Portugal, tandis qu’en Grèce, elle s’élevait à 45 pour cent.
À la fin de l’année dernière, les banques en Italie avaient des prêts non performants d’une valeur de 187 milliards d’euros, réduits par rapport à 196 milliards d’euros trois mois plus tôt et à 248 milliards d’euros un an auparavant. Les prêts non performants en Italie représentent plus d’un quart du montant total des prêts non performants dans la zone euro.
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En Grèce, le montant des prêts non performants a été simultanément réduit à 101 milliards d’euros, contre 106 milliards d’euros trois mois auparavant, tandis qu’en Espagne, ils ont été réduits à 106 milliards d’euros, contre 112 milliards d’euros à la fin de septembre dernier, selon les données de la BCE.