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Le gouverneur de la Banque centrale française : La baisse s’est arrêtée, mais notre compétitivité stagne

La France a arrêté la baisse à long terme de sa compétitivité sur les marchés étrangers, mais elle doit fournir des efforts supplémentaires pour récupérer ce qui a été perdu, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale française, François Villeroy de Galhau, mardi.

Le système de réforme fiscale introduit en 2014 a contribué à accroître la compétitivité des entreprises françaises en termes de coûts, mais elles peinent encore sur la qualité, étant donné le nombre réduit d’entreprises positionnées dans le segment de marché plus coûteux par rapport à l’Allemagne, a déclaré Villeroy.

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« Les exportateurs français doivent améliorer leur positionnement et renforcer leurs rangs, » a déclaré Villeroy lors de la présentation du rapport annuel de la Banque centrale sur la balance des paiements.

Cependant, en fin de compte, les entreprises ont besoin de travailleurs ayant les compétences appropriées pour produire de meilleurs produits, ce qui rendrait le succès de la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle du gouvernement plus significatif, a-t-il ajouté.

Un nombre croissant d’entreprises françaises rapportent qu’elles ne peuvent pas trouver suffisamment de travailleurs qualifiés pour répondre aux commandes des clients, ce qui entrave la reprise économique plus large en cours.

L’année dernière, la France a réduit son déficit de compte courant dans la balance des paiements à 13,1 milliards d’euros, contre 16,7 milliards d’euros l’année précédente, les revenus touristiques plus élevés ayant aidé à compenser l’augmentation des coûts énergétiques, selon le rapport sur la balance des paiements.

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Depuis 2006, la France présente un déficit de compte courant année après année en raison de la baisse de compétitivité. Bien que le déficit ne se soit pas aggravé ces dernières années, il n’a pas non plus été significativement réduit.

« C’est comme si notre compétitivité dans son ensemble stagnait. Nous ne sommes pas allés au-delà de la stabilisation, » a conclu le gouverneur.

La Banque centrale estime que le commerce extérieur cessera d’être un fardeau pour l’économie dans les années à venir, bien qu’il ne devienne pas un moteur comme c’est le cas dans d’autres pays de la zone euro, tels que l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne.

Alors que les entreprises françaises peinent à regagner des parts de marché perdues à l’étranger, les entreprises étrangères sont de plus en plus tentées d’investir en France, alors que le président Emmanuel Macron cherche à créer un environnement commercial plus favorable.

Pour la France, 2017 a été la meilleure année pour les investissements directs étrangers de la dernière décennie, avec des investissements enregistrés de 44 milliards d’euros, contre 32 milliards d’euros en 2016.