Les négociateurs de l’Union européenne (UE) et du Royaume-Uni lanceront le troisième round des négociations sur le Brexit à Bruxelles lundi, dont aucun progrès significatif n’est attendu alors que les deux parties restent très éloignées sur des questions clés.
La première phase du troisième round de négociations concerne trois questions : le sort des citoyens de l’UE au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE, la frontière du Royaume-Uni avec l’Irlande, un État membre de l’UE, et le montant des obligations financières que Londres a envers l’UE.
La deuxième phase des négociations abordera les futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE, avec un accord final sur ce point attendu d’ici la fin de 2017 et le printemps 2018.
Accusations de retard
Les négociateurs en chef, Michel Barnier pour l’UE et David Davis pour la Grande-Bretagne, se rencontreront lundi à 15 heures, avant que des discussions sur les droits d’immigration, le droit de divorce et d’autres questions n’aient lieu mardi et mercredi, la conférence se concluant jeudi, selon un calendrier publié par Bruxelles.
Le troisième round des discussions sur le Brexit intervient plus d’un an après que la majorité des Britanniques a voté pour quitter l’UE lors d’un référendum, à un moment où les deux parties s’accusent mutuellement de faire traîner les choses.
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– Il est dans l’intérêt commun de l’UE et de la Grande-Bretagne d’accélérer les négociations, ce qui nécessite que nous fassions des progrès sur les négociations concernant les droits des citoyens, l’Irlande et les obligations financières, a déclaré un haut responsable de l’UE impliqué dans les discussions aux journalistes.
Depuis le début des négociations le 19 juin, l’UE a exhorté la Grande-Bretagne à prendre des positions claires et préconise une approche progressive : d’abord, des questions telles que les droits des citoyens, la frontière avec l’Irlande et les obligations financières de Londres devraient être résolues, et seulement ensuite d’autres questions importantes et les futures relations commerciales seront négociées.
Londres évite la question des obligations financières envers l’UE
Les Britanniques dans la plateforme présentée après le deuxième round de négociations en juillet proposent des sujets que l’UE n’est pas encore prête à négocier, comme un accord douanier. D’autre part, Londres évite la question des obligations financières envers l’UE et n’a pas encore présenté ses propositions à ce sujet.
Bien qu’il y ait un certain alignement sur la protection des droits des citoyens de l’UE vivant au Royaume-Uni et des Britanniques vivant sur le continent, cette question nécessite un raffinement technique, selon des sources de l’UE.
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La question irlandaise est extrêmement sensible en raison de l’histoire violente entre les deux communautés locales. Londres souligne dans sa plateforme qu’il ne souhaite pas réintroduire des contrôles aux frontières entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, mais n’explique pas comment il compte résoudre le passage des ressortissants étrangers à travers la frontière.
Concernant les questions financières, l’UE et la Grande-Bretagne sont séparées par une « mer de différences » sur le montant que Londres devrait payer à l’Union lors de son départ pour régler les obligations antérieures.
