La Déclaration de Grada est un document commun signé par des experts européens de premier plan sur les questions de bioénergie. Cette année, la nouvelle Déclaration de Grada, adaptée à l’Accord de Paris, a été signée par les présidents des Associations Mondiale et Européenne de Biomasse et les présidents de 6 associations nationales de biomasse d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, de Slovénie, de Croatie et de Serbie.
La Déclaration de Grada 2017, suivant l’Accord de Paris, est un document important pour la préservation de l’environnement. Cette déclaration définit le développement de la bioénergie en Europe jusqu’en 2030. L’Accord de Paris est entré en vigueur en Croatie en juin 2017.
– Les objectifs clés de la Déclaration de Grada, conformément à l’Accord de Paris, sont de réduire de moitié l’utilisation des combustibles fossiles d’ici 2030, d’abandonner l’électricité provenant de sources fossiles, de doubler l’utilisation finale de la consommation d’énergie de biomasse et d’augmenter l’utilisation de l’énergie provenant de sources renouvelables de 2,5 fois, déclare Josip Dundović, président de l’Association Croate de Biomasse, qui l’a signée lors de la 5ème Conférence Centrale Européenne sur la Biomasse tenue à Graz.
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Dundović, avec de nombreux autres experts dans ce domaine, estime que le monde dans son ensemble, y compris l’Europe, doit développer une stratégie pour sortir des combustibles fossiles afin d’arrêter l’augmentation continue de la concentration de CO2 dans l’atmosphère pour atteindre les objectifs fixés à Paris. Le gouvernement croate a soumis un projet de Stratégie de Développement à Faible Émission de Carbone de la République de Croatie jusqu’en 2030, avec une perspective jusqu’en 2050. Cette stratégie, souligne Dundović, aurait déjà dû être adoptée.
– Les objectifs actuels de l’UE pour 2030 sont une réduction de 40 % des émissions par rapport à 1990 et une part de 27 % des sources d’énergie renouvelables, mais ils ne sont pas conformes aux objectifs de la COP 21 (Accord de Paris), ajoute Dundović. L’une des solutions est une utilisation plus étendue et efficace de la biomasse, estime cet expert forestier.
