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L’Italie, la France et l’Allemagne cherchent à obtenir des pouvoirs accrus pour bloquer les acquisitions étrangères

L’Italie, la France et l’Allemagne ont demandé à la Commission européenne (CE) de renforcer les réglementations permettant aux pays de l’Union européenne de bloquer les acquisitions étrangères d’entreprises européennes, a rapporté la presse italienne mardi.

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Paris, Rome et Berlin cherchent des « pouvoirs spéciaux » pour interdire ou imposer des conditions aux acheteurs potentiels s’ils « opèrent sous des réglementations qui ne suivent pas le marché ou s’ils ne respectent pas le principe de réciprocité en cas d’acquisitions », ont rapporté les journaux Il Sole 24 Ore et La Stampa, citant une lettre des trois gouvernements à Bruxelles.

Les pays de l’UE obtiendraient des pouvoirs accrus dans le cas de toutes les entreprises ciblées si elles sont classées comme entreprises stratégiques, ainsi que dans le cas de prises de contrôle financées par des fonds ou des agences d’État, selon un document de dix pages cité par les médias italiens.

– Ce n’est pas une forme de protectionnisme mais une opportunité de surveiller des opérations qui ne sont pas conformes aux réglementations européennes, cite La Stampa le ministre italien Carlo Calenda.

Lors du sommet de juin, les dirigeants de l’UE ont décidé d’envisager la possibilité de surveiller les investissements des entreprises chinoises d’État, et la France, l’Allemagne et l’Italie soutiennent la proposition de donner à l’UE des pouvoirs pour bloquer les investissements chinois.

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La lettre actuelle propose également que les pays de l’UE, dans le cadre de la nouvelle réglementation, qui ne remplacerait pas les lois nationales, fassent rapport à la Commission tous les six mois sur tous les investissements des entreprises en dehors de l’UE, sauf ceux de l’industrie militaire.

La lettre a été envoyée à la Commission le 28 juillet et fait suite à une lettre similaire de février. Bien qu’elle ne mentionne pas spécifiquement des pays ou des entreprises particuliers, elle semble motivée par les récentes acquisitions chinoises en Europe, note Reuters.