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Crime économique : infractions criminelles pour lesquelles les entrepreneurs (ne) vont pas en prison

Quiconque ne paie pas une partie ou la totalité du salaire à un ou plusieurs employés sera puni d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans. La même disposition du Code pénal s’applique à ceux qui ne fournissent pas de données (précises) pour déterminer les salaires et échouent ainsi à les payer ou à les payer partiellement.

L’année dernière, il y avait 30 tels employeurs. Cependant, personne n’a été ‘puni’ pour les salaires. Tous ont été condamnés à des peines avec sursis, qui ont également été appliquées dans les 13 cas de non-paiement de la pension et de l’assurance santé, pour lesquels la loi prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an. Par conséquent, bonne nouvelle pour les employeurs, mais mauvaise nouvelle pour nous tous, travailleurs salariés.

D’autre part, les infractions criminelles contre l’économie sont quelque peu plus risquées. Parmi les 707 condamnés l’année dernière, un a été condamné à 5-10 ans pour fraude, et quatre ont reçu 3-5 ans pour abus de confiance dans les affaires. Cependant, pas moins de 586 condamnés, soit 83 pour cent, ont échappé à des peines avec sursis.

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L’année dernière, personne parmi les 18 condamnés pour violations dans la tenue des livres commerciaux et d’affaires n’a été condamné à la prison, ni les cinq coupables de faillite, ni dans 16 cas de favoritisme envers les créanciers. Parmi les 48 fraudeurs fiscaux, 44 ont échappé à des peines avec sursis, et un a été condamné à 2-3 ans. Personne ne va en prison pour avoir évité la surveillance douanière – 84 peines avec sursis, et une peine pécuniaire – ni pour fraude aux subventions (sursis pour tous les cinq commerçants de soutien étatique), ni pour production et commerce non autorisés, blanchiment d’argent, cybercriminalité… La seule personne condamnée pour avoir reçu des pots-de-vin a échappé à 3-6 mois d’emprisonnement avec sursis, mais donner des pots-de-vin est quelque peu plus risqué : sur 35 jugements, seuls 27 étaient avec sursis.

Ainsi, cet extrait des statistiques judiciaires – qui n’a pas changé de manière significative par rapport à mon petit inventaire d’il y a deux ans – peut être instructif pour les entrepreneurs. Cependant, il est important de s’assurer que tout se passe sans être amené devant les caméras, car dans ce cas, les affaires peuvent souffrir encore plus que de la condamnation.