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HNB : Les investissements directs étrangers en Croatie se sont élevés à 427 millions d’euros au premier trimestre

Le montant total des investissements directs étrangers en Croatie au premier trimestre de cette année s’est élevé à 427 millions d’euros, selon des données préliminaires de la Banque nationale croate (HNB), ce qui représente 126 millions d’euros ou 22,8 % de moins que pendant la même période l’année dernière, mais les analystes de Raiffeisenbank Austria s’attendent tout de même à une poursuite des tendances positives de 2016.

En effet, RBA rappelle qu’après une baisse annuelle significative des investissements directs étrangers en 2015 de près de 75 %, les données de 2016, où le montant total des investissements directs étrangers en Croatie s’élevait à 1,7 milliard de kuna, indiquaient une certaine reprise.

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En examinant les statistiques des investissements étrangers par pays, les plus gros investissements directs, 217 millions d’euros, au premier trimestre de cette année proviennent d’Autriche, suivis des investissements des Pays-Bas s’élevant à 84,9 millions d’euros et du Luxembourg à 39,2 millions d’euros.

Selon des données révisées de la HNB, depuis 1993, date à laquelle les statistiques sur les investissements directs étrangers sont devenues disponibles, jusqu’à la fin du premier trimestre de cette année, la Croatie a attiré un total de 31,2 milliards d’euros d’investissements directs étrangers. En excluant les soi-disant investissements circulaires, ou investissements ayant pour effet d’augmenter les investissements directs dans les deux sens, c’est-à-dire en Croatie et à l’étranger, ce montant est légèrement inférieur – 28,8 milliards d’euros.

Au cours de cette période cumulative, les plus grandes valeurs des investissements directs étrangers en Croatie provenaient du secteur de l’intermédiation financière, environ 30 %, suivies des investissements dans le secteur du commerce de gros, excluant le commerce des véhicules à moteur et des motos (9,6 %) et de l’immobilier (7,2 %), tandis qu’il n’y avait pas d’investissements significatifs dans le secteur des biens échangeables, indique RBA.

Ils rappellent également les déclarations du Conseil des investisseurs étrangers (FIC) sur le rôle exceptionnel des investissements directs étrangers dans la croissance et le développement du pays hôte, ce qui a été confirmé par de nombreuses études empiriques. Ils soulignent le fait que tous les groupes d’entreprises IDE affichent une croissance plus rapide des revenus et du capital que le groupe d’autres entreprises nationales, et la productivité augmente également plus rapidement dans ces entreprises.

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Les entreprises IDE représentent une part significative de l’économie croate, que ce soit en termes de capital, de revenus totaux, d’exportations, d’emploi ou d’investissements. Le capital des entreprises IDE représente presque un tiers du capital total en Croatie, tandis que la part des exportations est proche de 40 %, souligne RBA.

D’autre part, ajoutent-ils, selon la publication du FIC « Livre blanc », les problèmes les plus graves dans le climat des affaires auxquels la Croatie est confrontée et qui entravent l’arrivée des investissements directs étrangers peuvent être résumés dans les catégories suivantes : incertitude juridique en termes de changements dans l’environnement juridique, règles changeantes, mise en œuvre inadéquate des réglementations de l’UE ; obligations fiscales (changements dans la législation fiscale, solutions incohérentes provenant de différents niveaux des autorités fiscales), charges parafiscales (le nombre de coûts supplémentaires qui doivent être payés, sans lien clair avec l’activité), administration publique et justice – la durée des procédures judiciaires, parfois un traitement complètement différent aux niveaux locaux par rapport au national, problèmes de travail (droit du travail rigide et inadéquat) et accès aux ressources financières.