La semaine dernière sera inscrite dans l’histoire des relations entre la Croatie et l’Union européenne. Bruxelles a enfin accepté le cofinancement pour la construction du pont de Pelješac. Ce 7 juin, le gouvernement actuel célébrera cela comme son grand succès, tout comme la partie la plus au sud de la Croatie.
>>>La Commission a approuvé 357 millions d’euros pour la construction du pont de Pelješac
L’UE s’est engagée dans le plus grand investissement en Croatie à ce jour – finançant 357 millions d’euros sur 526 millions d’euros de coûts. Cela signifie que la Croatie paiera 169 millions d’euros supplémentaires, soit 1,25 milliard de kuna. Ainsi, alors que le gouvernement et les médias traditionnels préparés célèbrent cet événement comme la dernière étape pour atteindre l’intégrité de la Croatie, il faut se demander qui financera l’entretien de ce pont une fois qu’il sera achevé, surtout lorsque/si la Bosnie-Herzégovine rejoint l’UE et le système Schengen. Parce que, personne ne peut me convaincre que le grandiose pont qui contourne Neum peut être rentable de quelque manière que ce soit. Je crains que dans pas plus de 20 ans, la Croatie ne discute de qui paiera pour le ponçage de la rouille et l’entretien complet d’un pont désert qui ne sert que la population locale.
Allons-nous ‘donner’ le pont à la communauté locale, chercher un concessionnaire pour une kuna qui facturera un péage et l’entretiendra, ou aurons-nous des milliers de tonnes de vieux fer à vendre… Par conséquent, la semaine dernière était le véritable début – mais aussi le début de la fin – du pont de Pelješac.
