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Un franc fort crée des problèmes même en Suisse : nuit aux exportations de machines et de montres

Le franc suisse reste indéniablement surévalué et pose un défi significatif à de nombreuses entreprises suisses, mais le taux de change n’est pas le seul facteur que la banque centrale prend en compte lors de la prise de décisions de politique monétaire, a souligné un responsable de la Banque nationale suisse (BNS) lundi.

« Le niveau du franc est un facteur important pour l’économie suisse, mais ce n’est pas le seul. Les taux d’intérêt, l’inflation et la situation mondiale sont également importants, » a déclaré le membre du conseil de la BNS, Andrea Maechler, dans une interview accordée au journal suisse The Tribune de Genève.

L’économie d’un pays ne peut pas dépendre d’un seul ‘nombre magique’, même d’un aussi important que le taux de change, a souligné Maechler.

« Nous croyons que le franc est encore indéniablement surévalué. Cela est particulièrement vrai pour sa relation avec l’euro, qui est la monnaie la plus importante pour les exportations suisses, » a ajouté le responsable de la banque centrale suisse.

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Elle a également souligné que le franc serait encore plus fort s’il n’y avait pas de taux d’intérêt négatifs. Cependant, la politique monétaire ne considère pas seulement un taux de change, mais les taux de change de toutes les devises, a-t-elle noté.

À la BNS, ils estiment que l’économie suisse croîtra à un taux de 1,5 % en 2016 et 2017. La banque s’attend également à une amélioration progressive du marché du travail, le responsable de la BNS évaluant ces développements économiques comme satisfaisants compte tenu de l’environnement mondial difficile.

Cependant, la croissance n’est pas uniformément répartie entre les secteurs, note Maechler.

Elle reconnaît également qu’un franc fort nuit aux exportations suisses de machines et de montres, mais ajoute que ce n’est pas le seul problème, citant des problèmes cycliques et la nécessité d’innovation.