Home / Entreprises et Marchés / La banque italienne UniCredit doit procéder à une dépréciation avec un ratio de capital inférieur à la fin de 2016.

La banque italienne UniCredit doit procéder à une dépréciation avec un ratio de capital inférieur à la fin de 2016.

La banque italienne UniCredit, propriétaire de Zagrebačka banka, a annoncé lundi qu’en raison d’une dépréciation à la fin de l’année dernière, elle avait un ratio de solvabilité inférieur au minimum fixé par la Banque centrale européenne (BCE).

Dans son plan stratégique triennal, la banque a annoncé à la mi-décembre qu’en tant que partie du ‘nettoyage’ de son bilan des actifs risqués au quatrième trimestre de 2016, elle s’attend à une dépréciation unique de 12,2 milliards d’euros, y compris des provisions pour pertes sur prêts dans son pays d’origine, l’Italie, s’élevant à 8,1 milliards d’euros et des coûts de restructuration nets de 1,7 milliard d’euros.

En raison de cette dépréciation, selon des documents publiés lundi, le ratio de solvabilité de la banque à la fin de 2016 devrait tomber à huit pour cent, contre 10,3 pour cent à la fin de septembre 2016, comme l’a déterminé UniCredit.

>>>UniCredit s’attend à une croissance de l’économie croate en 2017 de 2,7 pour cent

La BCE stipule que ce ratio doit être d’au moins 10 pour cent.

Le plan stratégique d’UniCredit comprend également une augmentation de capital de 13 milliards d’euros par le biais d’une émission de droits, après quoi, selon le document publié aujourd’hui, le ratio devrait à nouveau dépasser le niveau minimum prescrit.

Selon le calendrier sur le site web de la banque, la banque devrait publier son rapport d’activité pour l’année écoulée le 9 février, et Reuters note – sans citer de source – que les droits pourraient être émis dès la semaine prochaine.

Un document préliminaire publié dans le but de cette émission énumère un certain nombre de risques associés à cette transaction, y compris l’élimination déjà annoncée de 14 000 emplois et la fermeture de succursales.

Le nouveau PDG Jean-Paul Mustier a souligné à plusieurs reprises que la vente de droits et le ‘nettoyage’ du bilan ne sont pas effectués à la demande des régulateurs.

>>>UniCredit avec un bénéfice net inférieur et des revenus légèrement augmentés au troisième trimestre

Le document publié aujourd’hui indique que la BCE a identifié plusieurs faiblesses dans son analyse de la situation chez UniCredit, y compris de faibles ratios de solvabilité, une rentabilité faible, un niveau élevé de prêts non performants en Italie, des coûts élevés en Allemagne et en Autriche, et des risques associés à l’exposition à la Turquie et à la Russie.

UniCredit a également déclaré que la BCE mène actuellement quatre inspections. La banque italienne fait partie de celles qui doivent soumettre un plan à la BCE pour traiter les prêts non performants d’ici le 28 février.

UniCredit note également que la vente d’un total de 17,7 milliards d’euros de prêts non performants annoncée en décembre devrait répondre aux préoccupations de la BCE. Cependant, ils avertissent également du risque que cela ne soit pas suffisant.