Entendons-nous de plus en plus des réactions au monde qui nous entoure : étrange, incompréhensible, inexplicable. Même la nature et sa naturalité deviennent étranges pour nous. La terminologie change, et avec elle, notre réalité.
Mes près de 14 années de vie aux Pays-Bas ont souvent suscité des réactions d’étonnement lors de ma première année de vie, dans une culture différente. J’écoutais des personnes qui disaient que c’était normal pour elles ou qu’elles avaient grandi avec cette façon de penser. Naturellement, la question s’est posée en moi : ‘Qu’est-ce qui est normal alors ?’ Qui a prescrit les normes du normal ? Coexister avec d’autres cultures a laissé cette question ouverte à l’exploration, à la découverte des gens et de leurs normes de vie. Je me souviens d’une brève conversation de cette période avec une amie qui travaillait en psychiatrie. Je lui ai demandé : ‘Comment est-ce de travailler chaque jour avec des personnes ayant des diagnostics différents ?’ ‘Ce n’est pas difficile pour moi de travailler avec eux, mais avec mes collègues, c’est épuisant et fatiguant,’ a-t-elle répondu et a continué. Eh bien, qui est normal et sain ici, ai-je pensé ?
À cette époque, je n’étais pas conscient que cette question était le début informel de ma formation en coaching, qui a suivi quelques années plus tard et a duré deux années intenses. Pendant ces deux années, j’ai appris, me suis entraîné, à observer sans mon jugement, mes préjugés. Comment voir ce qui est et être un observateur. J’ai appris à mettre de côté mes croyances, mes convictions et mes valeurs pour mieux et plus librement voir l’autre personne dans son monde de croyances et de valeurs. En coaching, nous partons de l’acceptation de la réalité présente comme la réalité dans laquelle se trouve la personne. L’acceptation est un défi significatif ici. Le coach, avec toutes ses connaissances et compétences, offre également une attitude d’acceptation. Une attitude d’observation qui n’a pas d’étonnement = normes mais plutôt exploration.
