L’Association des Employeurs Croates appelle le Ministre de la Mer, des Transports et de l’Infrastructure Oleg Butkovic et le Gouvernement de la République de Croatie à réglementer rapidement le cadre législatif et à adapter les réglementations aux nouveaux modèles commerciaux sur le marché des services de transport afin d’assurer des conditions commerciales claires et transparentes pour tous les acteurs économiques ainsi qu’une plus grande disponibilité de ces services pour les citoyens.
Les situations dans lesquelles le pouvoir exécutif accuse publiquement certains employeurs de pratiques commerciales illégales par le biais des médias, tandis que ceux accusés par les institutions compétentes n’ont pas été officiellement avertis de manière quelconque des dispositions légales qu’ils violent et comment, ne sont pas une pratique que nous pouvons soutenir.
Considérant qu’Uber opère sur le marché croate depuis un an, si leur activité est effectivement illégale, la question se pose de savoir comment il est possible qu’aucune institution n’ait pris de mesures à ce sujet pendant si longtemps. Le fait est que les entreprises qui basent leurs modèles commerciaux innovants sur des plateformes numériques posent un défi pour certaines industries traditionnelles, ainsi que pour les régulateurs non seulement en Croatie mais aussi dans l’UE. La situation actuelle dans laquelle les inspections excluent certains prestataires de services et entités commerciales du marché à l’appel public du ministre, appliquant des pratiques de contrôle et de sanction différentes d’un cas à l’autre, est précisément un exemple de l’incertitude juridique et commerciale qui devrait être éradiquée en Croatie, plutôt que d’être encouragée davantage.
