Annoncé comme une sorte de successeur spirituel du ‘Contact’ de Spielberg, ‘Arrivée’ est en réalité plus proche du dernier film de Christopher Nolan, ‘Interstellar’. Ils partagent la même foi en un monde meilleur et un flirt avec la science. Le réalisateur Denis Villeneuve, comme toujours, construit excellemment la tension et crée une atmosphère, mais son dernier film, basé sur une nouvelle de Ted Chiang, tombe sous le poids de sa propre ambition. Son désir, comme celui de Nolan, est de couper le souffle au spectateur avec chaque image, les convainquant qu’ils regardent quelque chose d’époqual, alors qu’en réalité, il ne s’agit que d’une œuvre superficielle et sans vie.
Les relations politiques entre les puissances mondiales sont complètement simplifiées, et la (pseudo)science devient un outil pour manipuler les émotions du spectateur. L’idée de la langue et de l’écriture comme un pont reliant différents mondes est merveilleuse, mais insuffisante pour que le film porte le statut de ‘grand film de science-fiction’ du 21ème siècle, comme beaucoup l’appellent déjà.
