Un écart croissant entre une faible confiance et de grandes attentes devient la norme en ce qui concerne les dirigeants économiques et politiques à travers le monde – c’est la conclusion de l’étude de communication « Ketchum Leadership Communication Monitor (KLCM) 2016, » réalisée pour la cinquième fois par Ketchum, l’une des principales agences de relations publiques mondiales.
La recherche a été menée sur un échantillon de plus de trois mille répondants dans 10 pays, qui ont été interrogés sur des réponses concernant le leadership efficace, la communication et les liens entre ces deux concepts. Selon l’étude KLCM, seulement 23 % des répondants estiment que les dirigeants sont efficaces, et un résultat encore plus décourageant est que seulement 13 % croient que les dirigeants assument la responsabilité nécessaire. En revanche, 65 % des répondants achèteront moins ou arrêteront complètement d’acheter certains produits en raison du mauvais comportement des dirigeants d’entreprise.
La situation avec les politiciens est encore pire : 63 % des répondants affirment que les politiciens ne répondent pas à leurs attentes, et seulement 7 % croient que les politiciens assument la responsabilité de l’échec. Il semble que les choses ne s’amélioreront pas non plus à l’avenir : seulement 12 % des répondants prédisent des progrès concernant l’adéquation et l’efficacité des activités politiques, tandis que plus de la moitié des répondants (51 %) s’attendent à ce que la situation se détériore. La racine de cette profonde crise mondiale de confiance dans les dirigeants politiques est attribuée à la perception que des questions importantes sont abordées par de mauvaises actions. Dans trois domaines de la plus grande importance pour les répondants (la lutte contre la corruption, l’économie nationale et l’éducation), il existe un écart significatif entre l’importance des questions et l’efficacité des dirigeants politiques à les traiter.
