Indépendamment de la conclusion générale selon laquelle, au cours des trois dernières années d’adhésion à l’Union européenne, la Croatie, contrairement au groupe de pays qui a rejoint l’UE en 2004 et a immédiatement augmenté son PIB de deux pour cent en moyenne, n’a pas profité de l’effet d’adhésion initial, Zlatko Kuzman, président de la Chambre de commerce du comté de Karlovac, présente des données nettement meilleures lorsqu’on passe du niveau national au niveau du comté de Karlovac.
Le nombre d’entreprises exportatrices croates a augmenté d’un tiers avec l’entrée dans l’UE, mais contrairement aux résultats brillants en croissance dans le tourisme et à la conquête de nouveaux marchés forts comme le britannique, l’agriculture domestique a été mise à mal par la concurrence des importations. Les avantages des matières premières en franchise de droits ont entraîné des pertes de privilèges sur des marchés significatifs pour la Croatie, comme ceux des pays de la CEFTA, sans parler de l’obligation de rejoindre les sanctions de l’UE contre la Russie et de ses effets destructeurs.
La balance commerciale du comté de Karlovac était significativement positive même pendant les années de crise et au-dessus du niveau national, et depuis l’entrée dans l’UE jusqu’au début de 2016, la part des revenus d’exportation du comté de Karlovac dans ses revenus totaux est passée de 20,1 à 22,1 pour cent. À la fin de 2015, les exportations s’élevaient à 276 millions d’euros, soit une augmentation de 11,6 pour cent par rapport à 2013, tandis que la valeur des importations de 194 millions d’euros à la fin de l’année dernière était inférieure de 6,5 pour cent à celle de la fin de 2013, ce qui a donné un indice de couverture importations-exportations de 142,2.
