À Wall Street, les prix des actions ont chuté de près de 3 % mardi alors que de nouvelles données confirmaient que la croissance de l’économie chinoise ralentit fortement, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur l’ensemble de l’économie mondiale.
Le Dow Jones a chuté de 2,84 % à 16 058 points, tandis que le S&P 500 a baissé de 2,96 % à 1 913 points, et l’indice Nasdaq a chuté de 2,94 % à 4 636 points.
La forte baisse des prix des actions est le résultat de données montrant un déclin de l’activité manufacturière en Chine, ce qui a alimenté les craintes d’un ralentissement marqué de la croissance pour la deuxième économie mondiale. Les données publiées hier par les autorités chinoises montrent que l’indice PMI de l’activité manufacturière est tombé de 50 à 49,7 points en août, le niveau le plus bas en trois ans. Une figure encore plus faible de Markit indique que l’indice PMI de l’activité manufacturière a glissé à seulement 47,3 points, le niveau le plus bas depuis mars 2009.
En raison du ralentissement de l’économie mondiale et de la possible augmentation des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine, les indices S&P 500, Dow Jones et Nasdaq ont chuté entre 6,3 et 6,9 % en août, marquant leur plus grande perte mensuelle depuis 2012. Les investisseurs espéraient que septembre pourrait commencer par une correction à la hausse des prix des actions, mais les indices ont de nouveau chuté fortement hier, plaçant le S&P 500 en territoire de correction, 10 % en dessous de son niveau record atteint en mai. Cela pourrait signifier que la fin du ‘marché haussier’ est proche, période durant laquelle les prix des actions ont augmenté de plus de 200 % par rapport aux creux de la crise financière de 2009.
– Après la chute du marché en août à des taux que nous n’avons pas vus depuis des années, les cloches d’alarme ont retenti. L’incertitude persistante concernant la Chine a encore plus inquiété les investisseurs, déclare Mohannad Aama, directeur chez Beam Capital Management.
Surtout alors que la croissance économique mondiale ralentit, ce dont Christine Lagarde, présidente du FMI, a averti hier, en déclarant qu’il semble que la croissance mondiale cette année sera plus faible que prévu il y a seulement deux mois. Les rapports d’hier de Markit montrent que l’activité manufacturière dans la zone euro est en stagnation, tandis qu’aux États-Unis, l’indice ISM pour cette activité est tombé de 52,7 à 51,1 points en août, le niveau le plus bas depuis mi-2013. En raison du ralentissement de la croissance économique mondiale, en particulier en Chine, le plus grand consommateur de matières premières au monde, une demande affaiblie pour celles-ci est attendue, entraînant une forte baisse des prix des matières premières hier. Les prix du pétrole ont chuté le plus, de plus de 7 %, après une forte hausse au cours des trois jours précédents, faisant du secteur de l’énergie le plus grand perdant à Wall Street hier, en baisse de 3,7 %. Tous les autres secteurs ont également perdu de la valeur.
