L’Institut pour le développement de la gestion (IMD) de Lausanne, dont l’institut partenaire est le Conseil national de la compétitivité, a publié les résultats du « World Competitiveness Yearbook 2015 », dans lequel la Croatie se classe 58e sur un total de 61 grandes économies mondiales, une amélioration d’une position dans le classement. Le classement de compétitivité de l’IMD affiche 342 critères, dont 2/3 sont liés à des indicateurs statistiques et 1/3 à des enquêtes d’opinion des entreprises.
Le World Competitiveness Yearbook de l’IMD suscite l’intérêt de la communauté des affaires et politique car il mesure la manière dont les pays gèrent toutes leurs ressources et compétences pour faciliter la création de valeur à long terme. La méthodologie de l’IMD repose sur l’analyse de 4 facteurs de compétitivité, à savoir : les résultats économiques, l’efficacité du secteur public, l’efficacité du secteur privé et l’infrastructure, ainsi que 5 indices pour chaque domaine.
„L’analyse indique que nous accusons un retard dans l’initiation de réformes structurelles importantes pour le progrès économique du pays et la sortie de la crise. À l’échelle mondiale, les processus changent rapidement, et nos avancées sont insuffisantes pour élever la Croatie dans le classement de compétitivité, d’autres pays ayant également continué à progresser. Par conséquent, comme auparavant, tous ceux qui sont obligés et capables doivent initier des processus qui amélioreront notre position dans le classement de compétitivité et créeront ainsi des conditions pour le lancement d’investissements et la création de nouveaux emplois.», souligne Ivica Mudrinić, président du Conseil national de la compétitivité.

Les États-Unis ont maintenu leur première position grâce à l’efficacité des secteurs des affaires et financier, à leur innovation et à leur bonne infrastructure. Suivent Hong Kong (2e) et Singapour (3e), qui ont dépassé la Suisse dans le classement de compétitivité. En Europe, les pays les plus compétitifs sont la Suisse (4e), le Luxembourg (6e), la Norvège (7e), le Danemark (8e), la Suède (9e) et l’Allemagne (10e). Les pays d’Europe de l’Est affichent des résultats variés. La Pologne, la République tchèque et la Slovénie ont amélioré leurs positions, tandis que l’Estonie, la Lettonie, la Russie et l’Ukraine ont chuté dans le classement. Parmi les grandes économies émergentes, le Brésil et l’Afrique du Sud ont légèrement détérioré leurs positions, tandis que le Mexique et la Chine ont progressé, indiquant que les facteurs affectant leur compétitivité diffèrent. Le rapport de cette année inclut la Mongolie pour la première fois en tant qu’économie en forte croissance, qui se classe 57e.

Le classement de cette année met en évidence l’importance de l’efficacité du secteur des affaires, car il a été observé que neuf des dix pays les mieux classés sont très bien positionnés en termes d’efficacité du secteur des affaires.

