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Le Canada ouvre les marchés publics aux entreprises européennes à tous les niveaux

Après six ans de négociations, un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne (CETA) a été signé. On estime que les nouvelles règles d’engagement avec le Canada augmenteront le PIB européen de 0,02 à 0,03 pour cent.

Cependant, cette petite part se traduit en réalité par une augmentation d’environ trois milliards d’euros par an. Le processus ardu est loin d’être terminé car il doit encore passer par la ratification, mais pour Steve Verheul, le négociateur en chef canadien, le livre est clos. Pour l’année à venir, il observera et transpirera à chaque vote au parlement, mais il ne peut pas influencer cela. Dans une conversation détendue avec Lider, Verheul a réfléchi au processus, aux défis et a également fourni des informations sur les négociations en cours entre les États-Unis et l’Europe. Avec un sourire, il a admis qu’il ne voudrait pas être à la place du négociateur dans le TTIP, car ces négociations seront beaucoup plus difficiles et exigeantes. Il a partagé ses réflexions avec nous sur le plus grand problème auquel les deux parties seront confrontées et comment les expériences des négociations CETA peuvent aider.

Quelles ont été les zones les plus difficiles ? Où avez-vous passé le plus de temps ?

– Les droits de propriété intellectuelle étaient assez exigeants, notamment en ce qui concerne les produits pharmaceutiques. La partie agricole de l’accord était également extrêmement difficile, tout comme la section relative aux institutions financières. L’objectif principal de l’Union européenne dans les négociations était de leur permettre d’accéder aux marchés publics à tous les niveaux, ce qui a pris un temps considérable. Ce furent les parties les plus difficiles des négociations. Le résultat est un accord de plus de 1500 pages, et je peux dire que c’est l’accord le plus complexe que le Canada ait signé avec quiconque. La raison est également l’ampleur que nous avions et la profondeur que nous abordions.

Quels sont les plus grands avantages de cet accord pour le Canada et l’Union européenne ?

– Le plus grand avantage de l’accord pour le Canada réside dans la vente de biens, car nous aurons un accès ininterrompu à un marché de plus de 500 millions de personnes sans droits de douane. Cela sera un avantage par rapport à d’autres pays qui ont des droits de douane. C’était notre objectif principal. Pour l’Union européenne, le plus grand avantage sera dans le processus de marchés publics, qui sera ouvert à tous les niveaux. Jusqu’à présent, cela n’était qu’au niveau de l’État. Maintenant, tous les domaines sont ouverts à l’Union européenne, et c’est la première fois que nous signons un tel accord. Les États-Unis n’ont pas non plus ce privilège.

Et qu’est-ce que cela signifie pour les relations commerciales croato-canadiennes ?

– Pour les entreprises croates, cela signifie l’ouverture d’un marché avec des privilèges qu’elles n’avaient pas auparavant. L’échange commercial précédent n’est pas important et offre des opportunités de croissance significatives. Cela concerne principalement le mobilier, les chaussures et certains autres secteurs où les droits de douane étaient compris entre 15 et 20 pour cent. Avec l’entrée en vigueur du CETA, ces droits de douane seront éliminés, ce qui sera un avantage pour les entreprises. D’autre part, les entreprises canadiennes ont des intérêts dans le tourisme, la fourniture de services et le secteur de l’énergie et des services liés à l’énergie, et il y aura également un placement plus facile des biens canadiens.

Vous pouvez lire l’intégralité de la conversation dans le nouveau numéro de Lider.