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Financial Times : L’annulation de dettes en Croatie est un mouvement électoral

Le quotidien britannique réputé Financial Times écrit dans un article sur la Croatie concernant la décision du gouvernement croate de soulager 60 000 des citoyens croates les plus pauvres du paiement de dettes ne dépassant pas 35 000 kuna, notant que les analystes considèrent cela comme un mouvement électoral populiste avant les élections parlementaires.

L’article intitulé « L’annulation de dettes pour les pauvres est liée aux élections » indique que le programme « nouveau départ », qui a commencé en Croatie lundi, oblige les autorités locales, les entreprises de services publics, les télécommunications, les autorités fiscales et les banques à effacer les dettes de certains Croates à leurs propres frais.

L’auteur souligne que le Premier ministre croate Zoran Milanović a négocié cette mesure avec les créanciers le mois dernier, et qu’elle a été annoncée quelques jours après que le candidat de son SDP a perdu aux élections présidentielles tenues en janvier.

Citant les résultats d’un sondage d’opinion publique réalisé par Ipsos Puls en décembre, le Financial Times informe ses lecteurs que le soutien au parti de Milanović est inférieur de 8 % à celui dont bénéficie l’opposition, l’Union démocratique croate.

Mentionnant que des élections parlementaires sont attendues pour le Premier ministre cette année, le Financial Times déclare que les analystes interprètent la décision d’annulation de dettes comme un moyen d’attirer le soutien des électeurs.

– « C’est un exemple classique de populisme avant les élections parlementaires, » cite FT la déclaration de l’économiste en chef de Standard Bank Plc, Timothy Ash.

Le quotidien britannique rapporte également l’évaluation des analystes selon laquelle cette mesure surchargera les gouvernements locaux et les entreprises de services publics et provoquera une réaction d’obligations de paiement irrégulières parmi d’autres contribuables et clients.

– « Les gens décents qui paient régulièrement leurs obligations supportent déjà un fardeau fiscal très lourd dans ce pays, qui deviendra encore plus lourd avec une telle décision. La seule chose qu’ils peuvent faire est de se demander s’ils continueront à payer régulièrement à l’avenir, » a évalué la directrice de l’Institut des finances publiques à Zagreb, Katarina Ott, comme le rapporte FT.