Le président du Conseil national serbe, Milorad Pupovac, a estimé que les plaintes mutuelles de la Croatie et de la Serbie pour génocide n’ont pas de fondement car il n’y a pas eu de génocide, à quoi la Première vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères, Vesna Pusić, a déclaré que la Croatie est prête à discuter du retrait de la plainte si la partie serbe fournit des données sur les personnes disparues de la guerre d’indépendance.
Pupovac, dans un discours lors de la réception traditionnelle du SNV à l’occasion de Noël orthodoxe, a déclaré que ni la Serbie ni la Croatie n’avaient de bases factuelles suffisantes pour de telles plaintes, considérant que pendant la période de guerre de 1991 à 1995, il a souligné, des crimes de guerre graves et des crimes de nettoyage ethnique ont été commis, mais pas de génocide. Il a appelé à cesser de manipuler les expériences de crimes et de génocide et à cesser de contaminer les relations interétatiques et interethniques, sinon 2014 sera l’année où toutes nos guerres du 20ème siècle se rejoindront.
Lorsqu’on lui a demandé un commentaire sur la déclaration de Pupovac, Pusić a rappelé que la discussion sur le retrait des plaintes était une proposition du gouvernement croate depuis le tout début du mandat, à condition que la partie serbe assure des données sur les disparus, environ 900 d’entre eux. Des progrès ont été réalisés concernant la poursuite des suspects et des accusés de crimes de guerre et le retour d’œuvres d’art, mais les disparus sont une question humaine, et si la partie serbe est prête à fournir des données, nous sommes prêts à discuter du retrait de la plainte, a transmis Pusić.
