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Cadre pour une meilleure coopération entre les entreprises, les syndicats, les travailleurs et l’administration publique

Suite aux tendances observées et à l’impact de la restructuration dans les entreprises à travers l’Europe sur l’emploi et les mouvements du marché du travail, la Commission européenne a présenté la Cadre Qualitatif pour Anticiper le Changement et la Restructuration (QFR) la semaine dernière.

Il s’agit d’un ensemble de lignes directrices visant à aider les travailleurs, les entreprises, les associations d’employeurs, les syndicats et tous les autres partenaires sociaux à mieux faire face aux incertitudes sociales grâce à une anticipation améliorée, un investissement dans le potentiel humain et à minimiser l’impact social de la restructuration dans les entreprises.

Pourquoi le Cadre Le Cadre est recommandé à tous les États membres et peut également être appliqué au secteur public, et il a été développé en consultation avec toutes les parties prenantes et basé sur des expériences réelles. Il concerne des mesures pour une anticipation meilleure et en temps opportun de la restructuration, ainsi que la gestion du processus de restructuration. 

– J’appelle les entreprises, les syndicats professionnels, les travailleurs et les administrations publiques à collaborer sur la base de ce cadre pour mieux prédire les besoins futurs en main-d’œuvre et en compétences et pour aider les travailleurs à retourner au travail lorsque des licenciements sont inévitables, a déclaré László Andor, Commissaire à l’Emploi, aux Affaires Sociales et à l’Inclusion.
Plus précisément, cela implique un suivi stratégique et à long terme des mouvements du marché, une planification continue des emplois et des compétences nécessaires, des mesures individuelles pour les employés telles que la formation, le recyclage, le conseil et l’assistance aux transitions professionnelles, impliquant des facteurs externes tels que les autorités, les universités, les centres de reconversion à un stade précoce, et maximisant l’utilisation des fonds structurels de l’UE (Fonds Social Européen et Fonds Européen d’Ajustement à la Mondialisation) en faveur de la création d’emplois et des transitions inclusives.

Effets destructeurs La Commission note que l’objectif du cadre n’est pas seulement d’assister aux changements structurels dans les entreprises et d’atténuer leurs effets sur les travailleurs, mais aussi de contribuer à renforcer leur compétitivité, et il inclut une perspective plus large dans ses considérations et recommandations, spécifiquement l’impact social sur les villes et les régions, ainsi que l’importance de la politique industrielle et régionale. 

La Commission surveillera la mise en œuvre des lignes directrices susmentionnées jusqu’en 2016, date à laquelle elle préparera un rapport et décidera de tout amendement et complément, ainsi que de l’élévation de la proposition à un niveau législatif. Le Centre Européen de Surveillance du Changement (EMCC) a enregistré plus de 16 000 restructurations et changements structurels dans les entreprises de 2012 à ce jour, ce qui a entraîné la perte de plus de deux millions d’emplois, et au cours du troisième trimestre de cette année, 250 cas et 57 000 emplois perdus ont été enregistrés.