La taxation des dividendes et des parts de bénéfice est considérée comme la deuxième étape de la taxation des bénéfices. Dans la première étape, le bénéfice de l’entreprise et d’autres entités commerciales soumises à l’impôt sur les sociétés est taxé, et dans la deuxième étape, ce bénéfice est taxé avec l’impôt sur le revenu au moment où il est distribué aux individus, c’est-à-dire lorsqu’il passe de la sphère économique à la sphère de la consommation privée.
Le bénéfice gagné n’est pas encore un dividende ou une part de bénéfice ; il devient tel lorsque l’assemblée générale de l’entreprise prend une décision sur la distribution du bénéfice aux actionnaires ou aux partenaires. Dans la taxation des dividendes et des parts de bénéfice, la Croatie a traversé plusieurs périodes avec des règles fiscales différentes : jusqu’en 2000, les dividendes et les parts de bénéfice n’étaient pas soumis à l’impôt sur le revenu, mais le taux de l’impôt sur les sociétés était alors de 35 % ; de 2001 à 2004, le taux de l’impôt sur les sociétés a été réduit à 20 %, et la taxation des dividendes et des parts de bénéfice avec un impôt sur le revenu à un taux de 15 % a été introduite ; de 2005 jusqu’à la fin de février 2012, les dividendes et les parts de bénéfice n’étaient pas taxés, sauf en ce qui concerne la distribution des bénéfices réalisés pendant la période de 2001 à 2004, qui étaient taxés sur la base des dispositions transitoires de la loi sur l’impôt sur le revenu.
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À partir du 1er mars 2012, la taxation des dividendes et des parts de bénéfice avec l’impôt sur le revenu a été réintroduite à un taux de 12 %, les dispositions transitoires conservant une exception selon laquelle les dividendes et les parts payés à partir des bénéfices réalisés jusqu’en 2000 sont exonérés d’imposition.
Cependant, à partir du 27 septembre 2013, c’est-à-dire le jour de la publication de la décision du Tribunal constitutionnel de la République de Croatie, l’article 16 de la loi sur les modifications de la loi sur l’impôt sur le revenu, qui jusqu’alors exonérait les dividendes et les parts des bénéfices réalisés jusqu’en 2000 de l’imposition, a été abrogé, de sorte que chaque distribution de bénéfice est devenue imposable avec l’impôt sur le revenu à un taux de 12 %, indépendamment de la période au cours de laquelle le bénéfice distribué a été réalisé. Par la suite, le 19 octobre 2013, des modifications de la loi sur l’impôt sur le revenu sont entrées en vigueur, confirmant la taxation des dividendes et des parts de bénéfice à un taux d’impôt sur le revenu de 12 %, peu importe quand le bénéfice a été réalisé, mais avec une nouvelle exception, selon laquelle les règles fiscales en vigueur au moment de la décision sur la distribution du bénéfice s’appliquent lors de la taxation.
La décision du Tribunal constitutionnel Ces dernières modifications de la loi sur l’impôt sur le revenu ont été motivées par la décision du Tribunal constitutionnel, qui a énoncé deux objections principales aux règlements régissant la taxation des dividendes et des parts de bénéfice : effet rétroactif exigeant que l’impôt soit payé même sur la distribution de bénéfices réalisés pendant des périodes où les dividendes et les parts n’étaient pas soumis à l’impôt sur le revenu, et positions fiscales inégales des contribuables, qui dépendent de la date de distribution des bénéfices réalisés dans la même période fiscale, c’est-à-dire dépendent du moment où ce bénéfice est distribué.
