Si le gouvernement de la République de Croatie décide d’accepter la proposition du ministre des Finances Slavko Linić, la mystérieuse société suisse United Energy Commodities (UEC) deviendra le propriétaire majoritaire de Dina Petrokemija, basée à Omišalj, dès lundi pour cinq millions d’euros, rapporte Večernji list.
Pour la propriété des installations dans lesquelles environ 50 millions d’euros ont été investis au cours des sept dernières années, UEC paiera cinq millions d’euros et investira 15 millions supplémentaires en fonds de roulement, spécifiquement pour l’acquisition de matières premières.
D’après la lettre concernant l’offre de la société suisse que le ministère des Finances de Linić a envoyée au gouvernement avant-hier, il est clair qu’il ne s’agit pas d’un partenariat stratégique, comme on le pensait auparavant, ni qu’UEC soit un investisseur stratégique, comme cela a été présenté au public, écrivent ces journaux quotidiens, mais plutôt d’une offre d’achat classique, bien que dotée d’énormes privilèges.
En effet, UEC demande au gouvernement de convertir toutes les créances des entreprises et institutions d’État s’élevant à 15,3 millions d’euros en capital, de servir d’intermédiaire avec les banques commerciales pour faire de même avec des dettes s’élevant à 8,47 millions d’euros. Une dette supplémentaire de 8,47 millions d’euros devrait être reprogrammée par les banques avec un nouveau prêt, tandis que les 23,5 millions d’euros restants de dettes seraient couverts par l’argent provenant de la vente de terrains destinés à la construction d’un terminal GNL.
Ces terrains seraient à nouveau achetés par l’État, spécifiquement Hrvatska elektroprivreda, et payés au moins 29,5 millions d’euros.
La différence entre la dette envers la banque et le prix que HEP paierait (6 millions d’euros) serait utilisée pour régler d’autres créances des travailleurs.
Lorsque tout est additionné et déduit, il s’avère que l’État investirait environ 45 millions d’euros dans Dina, à la fois par le biais d’effacements de dettes et par l’achat de terrains.
Il est également fait mention de l’implication en arrière-plan de l’ancien propriétaire Robert Ježić, qui aurait organisé l’offre d’UEC. Linić n’a pas souhaité commenter de telles spéculations concernant Ježić, se contentant d’affirmer que l’offre d’UEC est le seul moyen d’éviter la faillite et de préserver la production chez Dina.
