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Les syndicats exigent que les travailleurs soient payés en premier en cas de faillite de l’employeur

La Fédération des syndicats indépendants de Croatie a renouvelé son initiative adressée au ministère de la Justice depuis décembre 2011 pour des modifications de la loi sur la faillite et de la loi sur la protection des créances des travailleurs en cas de faillite de l’employeur.

Ils exigent que la priorité absolue soit assurée pour le paiement de toutes les créances des travailleurs, ce qui signifie que les travailleurs ont le droit de récupérer l’intégralité de leurs créances par l’intermédiaire de l’Agence pour la protection des créances des travailleurs, après quoi l’Agence chercherait à récupérer les montants versés dans la procédure de faillite à partir de la masse faillie.

– Le Conseil économique – social a adopté une conclusion en mars de l’année dernière, enjoignant au ministère de la Justice de mener une analyse de l’application de la loi sur la faillite et une analyse du travail des administrateurs de faillite, afin de déterminer les bases de la modification de la loi sur la faillite. Cette conclusion n’a pas été exécutée à ce jour, ni le Fonds de garantie pour les paiements de salaires n’a été établi, ni un cadre juridique pour son fonctionnement n’a été créé – indique l’annonce du syndicat.

Un grand nombre de travailleurs en faillite ne parviennent pas à récupérer leurs créances (salaires, indemnités de licenciement, compensation pour dommages, autres créances matérielles), et même les cotisations pour l’assurance pension ne sont pas collectées, ce qui a des conséquences de grande portée et impacte le montant des futures pensions. Les syndicats avertissent que cela est uniquement dû à la détermination légale de l’ordre de règlement des créances en faillite, où la priorité est donnée à d’autres créanciers.