S’il y a des surprises cinématographiques majeures cette année, alors celle-ci est certainement la moins surprenante. L’un des meilleurs réalisateurs actuellement à Hollywood (‘Se7en’, ‘Fight Club’, ‘The Social Network’), si nous lui pardonnons le faux pas avec ‘L’Étrange Histoire de Benjamin Button’, a une fois de plus justifié sa réputation avec une excellente adaptation de la première partie de la trilogie à succès de Stieg Larsson.
Il est en effet difficile de trouver des remarques : les rôles principaux sont brillants et fonctionnent avec une chimie convaincante, le matériau source est précisément respecté, la musique est très bonne, et l’atmosphère est complètement au point. Ceux qui sont déçus sont généralement ceux qui s’attendent obstinément à revoir ‘Se7en’, mais mis à part le fait que cela serait extrêmement insensé, ce serait également faux car une grande partie du charme du matériau de Larsson réside dans le sous-texte intentionnel et la grotesquerie cachée de la culture nord-européenne habilement réprimée par un vernis civil trompeur de fausse sophistication et de modération. La seule irritation vient de la lutte enfantine des Américains avec les accents anglais et suédois, mais cela peut être pardonné. (Vanja Figenwald)
Réalisé par : David Fincher
Avec : Daniel Craig, Rooney Mara
Les hommes qui haïssent les femmes, 2011