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Le G7 cherche des moyens d’arrêter la crise

Les dirigeants financiers mondiaux se réuniront à Marseille pour élaborer un plan visant à traiter la crise de la dette européenne et à stimuler la croissance afin d’éviter une nouvelle récession.

Les ministres des Finances et les banquiers centraux du Groupe des Sept (G7), les pays industrialisés les plus développés, se concentreront également sur la santé du système bancaire européen, qui a été secoué en août par des ventes soudaines d’actions bancaires. La France, hôte et présidente du G7 et du G20 cette année, a annoncé qu’elle espérait établir une « réponse coordonnée » lors de la réunion qui stimulera la croissance et la création d’emplois et aidera au remboursement de la dette. La réunion à Marseille se concentrera également sur les taux de change, après que le ministre des Finances japonais a réitéré qu’il essaierait de convaincre ses collègues qu’un yen fort représente une menace pour la troisième économie mondiale.

Les analystes soulignent que la réunion aura une signification supplémentaire compte tenu de la décision de cette semaine de la Banque nationale suisse concernant le taux de change minimum du franc et de l’euro à 1,20 francs par euro. La BNS a justifié ce mouvement en déclarant qu’un franc fort, que les investisseurs considèrent comme un refuge sûr pour le capital comme le yen, est devenu une menace pour l’économie suisse. D’autres pays, y compris le Japon, pourraient maintenant être encouragés à intervenir pour protéger leurs économies de l’impact des fluctuations soudaines sur les marchés des devises, ont déclaré les analystes.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un rapport sur la situation économique dans les pays développés avant cette réunion, avertissant que ces pays, en particulier l’Allemagne, font face à un ralentissement marqué de la croissance. L’organisation a appelé les banques centrales des pays européens à maintenir des taux d’intérêt bas et à prendre d’autres mesures pour soutenir la reprise économique. Les principales économies européennes réduiront leur croissance de 0,4 %, et certains pays pourraient entrer dans ce que l’on appelle une croissance négative. (www.hrt.hr)