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Le chef économiste de la BCE s’oppose aux obligations communes de la zone euro

Le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), Juergen Stark, s’oppose à l’émission d’obligations communes de la zone euro car il estime que cela réduira la motivation des pays en difficulté à résoudre leurs problèmes budgétaires, mais les analystes estiment que la zone euro les émettra dès l’année prochaine ou en 2013.

Le quotidien financier de Düsseldorf, Handelsblatt, a rapporté vendredi la déclaration de Stark selon laquelle l’émission d’obligations communes de la zone euro représenterait un "transfert de solvabilité des pays stables et forts vers ceux dont les finances publiques sont moins solides." Les partisans de cette option soutiennent qu’au moins une émission limitée d’obligations communes de la zone euro serait une solution logique à la crise de la dette dans la zone de la monnaie européenne unique. Les critiques, cependant, avertissent qu’un tel mouvement augmenterait les coûts d’emprunt pour des pays financièrement solides comme l’Allemagne tout en permettant à d’autres de continuer à emprunter en raison de coûts de crédit plus bas. En introduisant des obligations communes, "l’incitation à s’attaquer aux problèmes structurels des budgets est réduite," a souligné le chef économiste de la BCE, ajoutant que ce mouvement traiterait les symptômes mais pas les causes profondes du problème sans une intégration politique beaucoup plus profonde.

Pendant ce temps, une enquête menée par Reuters parmi des économistes cette semaine a montré que les dirigeants européens pourraient devoir faire face au fait que l’obligation commune est l’une des rares mesures pouvant freiner la crise de la dette. Ainsi, 41 des 59 économistes interrogés ont évalué l’émission d’obligations communes comme une bonne solution à long terme à la crise. De plus, 36 des 60 analystes interrogés s’attendent à ce que les dirigeants de la zone euro acceptent finalement cette option. La plupart d’entre eux s’attendent à ce que les premières obligations soient émises dès 2012 ou 2013, selon l’enquête. (H)