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L’économie française stagne

L’économie française a stagné au deuxième trimestre, augmentant la pression sur le gouvernement pour réduire les dépenses et éliminer les allégements fiscaux afin de rassurer les marchés financiers troublés qu’il réduira la dette comme promis.

Au premier trimestre, l’économie a crû de 0,9 pour cent, šce qui était le taux de croissance le plus élevé en presque cinq ans. La principale raison de la stagnation au deuxième trimestre était une baisse de la consommation des ménages, de 0,7 pour cent par rapport aux trois mois précédents, šce qui est particulièrement préoccupant étant donné que l’économie française, contrairement à l’économie allemande, dépend particulièrement de la demande intérieure.

Le ministre français des Finances, François Baroin, a minimisé l’importance de la faible performance économique du trimestre précédent, affirmant qu’il n’était pas surprenant compte tenu du bon début d’année. Il a également déclaré que le gouvernement ne réduirait pas ses prévisions de croissance et atteindrait ses objectifs de réduction de la dette. Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à ses ministres de proposer de nouvelles façons de réduire le déficit budgétaire. Le plan de réduction de la dette du gouvernement est basé sur une croissance du PIB de 2,0 pour cent cette année, et de 2,25 pour cent en 2012 et de 2,5 pour cent en 2013 et 2014.

Le ministre Baroin a également souligné que les banques françaises sont parmi les plus solides au monde, répondant à la nervosité du marché face à des rumeurs de problèmes de liquidité qui ont particulièrement touché les actions des entreprises financières françaises. Il a également exprimé sa satisfaction quant à l’interdiction de la vente à découvert des actions des entreprises financières. Le régulateur des marchés financiers européens, l’ESMA, a annoncé jeudi soir que la France, l’Italie, Španjolska, et la Belgique interdiraient cette forme de trading spéculatif sur les actions des entreprises financières après de fortes fluctuations de prix des actions bancaires influencées par des rumeurs de problèmes de liquidité. (H)