L’Italie est-elle le prochain pays à perdre le contrôle de ses dettes après la Grèce, l’Irlande et le Portugal ? Les ministres des Finances de la zone euro visent à prévenir cela tout en accélérant simultanément les préparatifs d’un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce, rapporte Deutsche Welle.
La zone euro entend mettre en œuvre une série de mesures pour empêcher la crise de la dette de se propager à d’autres États membres, tels que l’Italie ou l’Espagne. Le chef de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a annoncé hier soir (11 juillet) que des mesures possibles seraient prises pour renforcer le fonds de sauvetage de l’euro et fournir un allégement de crédit aux pays fortement endettés. En ce qui concerne les préparatifs du deuxième programme d’aide pour la Grèce, Juncker n’a mentionné aucun progrès dans ce domaine.
L’Italie n’est pas la Grèce ou le Portugal
Avant cela, les craintes grandissaient que l’Italie puisse être le prochain pays à perdre le contrôle de ses dettes. L’Italie est la troisième plus grande économie de la zone euro, et fournir une assistance aux Européens poserait des problèmes considérablement plus importants que dans les précédents plans d’aide pour la Grèce, l’Irlande ou le Portugal. Plus précisément, la déclaration considère la flexibilité dans l’application du fonds de sauvetage de l’euro. Le fonds peut prêter 440 milliards d’euros aux pays endettés après une augmentation supplémentaire. Cependant, il reste à voir si la taille du fonds sera augmentée. Avant la réunion, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, s’est fermement opposé à l’augmentation du fonds. Le commissaire aux Finances, Olli Rehn, n’exclut pas que le fonds puisse à l’avenir acheter des dettes des membres de la zone euro sur le marché financier. De plus, la Grèce, l’Irlande et le Portugal peuvent espérer un allégement dans le remboursement de leurs prêts. Les membres de la zone euro souhaitent réduire les taux d’intérêt et prolonger les périodes de remboursement des prêts.
