Des accusations ont été portées de tous côtés contre des consultants qui semblent prendre de l’argent aux demandeurs de ressources de fonds de l’UE sans justification. La dernière en date d’une série de telles déclarations vient du ministre du Développement régional, Božidar Pankretić, qui est convaincu que les consultants sont inutiles pour des projets d’une valeur de plusieurs centaines de milliers d’euros. Le ministre estime que de tels projets peuvent être gérés par des personnes ayant terminé l’université.
En ce qui concerne les ressources de fonds de l’UE, l’un des plus grands malentendus est que pour obtenir de l’argent, il suffit d’avoir un bon projet. Cela n’est tout simplement pas vrai. En plus d’avoir un bon projet, il est encore plus important de respecter strictement les procédures d’obtention de fonds. Et pour cela, un certain niveau d’éducation est en effet requis. Même le meilleur projet au monde ne recevra pas d’argent de l’UE si le demandeur ne suit pas strictement la procédure prescrite pour l’obtenir. Les procédures sont étendues et, bien que complètement transparentes, il existe de nombreux pièges dans lesquels un demandeur inexpérimenté peut tomber et être rejeté à cause d’eux.
Un homme politique, un homme aux multiples intérêts et activités, me dit que l’association qu’il dirige a postulé plusieurs fois pour des ressources de fonds de l’UE mais n’a jamais réussi à les obtenir. Ils travaillent actuellement à la préparation d’un projet qu’ils souhaiteraient financer avec des fonds de l’UE, mais ils sont déjà complètement découragés par des échecs précédents. Le découragement se transforme d’ailleurs en amertume et en la conviction que leurs projets ne passent pas en raison de la conviction judiciaire gratuite et de l’incompétence des personnes responsables de l’évaluation des projets. Son argument clé est que certains des projets pour lesquels son association n’a pas reçu de financement ont ensuite été financés pour quelqu’un d’autre. Il s’est ensuite cristallisé que l’association avait investi beaucoup de travail et de bonne volonté dans ses projets, mais avait accordé trop peu d’attention aux détails budgétaires, sans lesquels les projets ne pouvaient pas passer. S’ils avaient payé pour des services de conseil, ils n’auraient pas eu ces problèmes. Si beaucoup d’autres avaient payé pour des services de conseil, la Croatie aurait déjà tiré beaucoup plus d’argent des fonds de l’UE qu’elle ne l’a fait. Si les demandeurs ne paient pas pour des services de conseil à l’avenir, les fonds de l’UE destinés à la Croatie resteront inutilisés.