Depuis le moment où Joško Lokas a réalisé une interview avec Mademoiselle Severina, il n’y a pas eu de conversation aussi agréable sur HTV que celle que le collègue Ivan Jabuka a eue samedi soir avec la Première ministre Jadranka Kosor. C’était à la fin d’une semaine où le gouverneur Rohatinski a pris la décision de libérer 6,3 milliards de kuna aux banquiers pour financer l’économie, une semaine où une conférence de presse des entreprises croates les plus en vue a été convoquée puis annulée (convoquée sans la connaissance et la participation du gouvernement), une semaine où des manifestants de toutes sortes ont défilé plusieurs fois à Zagreb, une semaine où il a été annoncé que le nombre de chômeurs en février était de nouveau supérieur à celui du mois précédent, et enfin, une semaine où le nord-est du Japon a été frappé par un terrible tremblement de terre…
En effet, il y avait plus qu’assez de raisons pour notre Première ministre de se présenter dans le créneau horaire de grande écoute de la télévision nationale samedi et d’exprimer ses opinions, propositions et solutions à une nation avide de changement maintenant et immédiatement. Et notre Première ministre a vraiment saisi cette occasion pour exprimer ce qu’elle pense devant toute la nation, en prime time à la télévision nationale. À propos de l’opposition ! Et à propos de Zoran Milanović ! Rien d’autre ne semble l’intéresser. La confrontation avec les problèmes économiques a encore une fois été évitée.
Au fait, la Première ministre est heureuse qu’en février, il n’y ait eu que deux mille chômeurs de plus qu’en janvier, car elle voit le ralentissement de la croissance du chômage comme un signe que nous avons émergé de la crise. Cependant, nous avons continuellement écouté des attaques contre l’opposition, en particulier contre le SDP, particulièrement contre Zoran Milanović. L’opposition est à blâmer pour ceci, pour cela. L’opposition organise des équipes de grève qui créent une atmosphère de haine envers elle et envers le HDZ. L’opposition veut juste des élections le plus tôt possible. Honte à eux !