Eh bien, quelle protestation, quel renversement de gouvernement ! Les Croates sont en réalité des gens heureux dans un pays merveilleux. Ils me rappellent un exercice d’un ancien entraînement anti-stress (journalistique). L’instructeur a essayé de nous apprendre comment échapper aux moments où nous nous sentons anxieux, stressés et sous pression par nos obligations, simplement en respirant superficiellement et en nous imaginant dans notre petite maison entourée de fleurs, au milieu d’une prairie, avec de l’oxygène frais, des teintes colorées, de l’optimisme et de la paix. Un délice de beauté ! Il semble que nous nous soyons tous échappés dans notre mirage, car seules des pétales de fleurs colorées volent de la place Saint-Marc.
Pas même trois ans après la crise qui a ravagé la petite vie économique qui survit grâce au Ventolin, le gouvernement ne veut pas voir quelles parties sont en train de mourir et pourquoi. Seulement dans un monde de haute ville est-il possible que la seule chose qui nous préoccupe soit des appartements invendus. Et pas tous les 10, 15 ou plus de mille, mais au maximum deux mille. Pour eux, l’équipe du Premier ministre a conçu un modèle de vente à crédit. Et pas seulement ça. Pour les acheteurs de ces appartements, le gouvernement a décidé de les soutenir et, en cas de non-remboursement, de les payer aux frais des contribuables. En termes simples, je suis enchanté par cette proposition. Non seulement parce qu’elle est incroyablement intelligente. Entre autres, parce que (pour l’instant) elle ne précise pas quels appartements elle va sauver. Elle est intelligente aussi parce qu’elle montre qu’à part la construction à l’arrêt et quelques chômeurs – qui sont en réalité superflus, accrochés aux listes de l’HZZ uniquement en raison de certains avantages qu’ils ne méritent pas du tout – il n’y a pas d’autres problèmes. Tout fonctionne comme un rouage allemand bien huilé !
Personne n’a prononcé un mot sur le fait que les modèles A et B, conçus pour ramener les entreprises au bord du gouffre, sont un échec complet. Ni sur le fait que les entrepreneurs survivants, même dans des banques aussi rigides que la nôtre (dont on raconte des blagues sur le non-prêt aux entreprises), parviennent à obtenir un prêt en un rien de temps. L’État HBOR feuillette encore des papiers après un an. Ni sur le fait que 27 % de la croissance renouvelée des ventes de voitures, dont se vante le Premier ministre, peut être qualifiée de n’importe quoi, mais pas de reprise. Ni sur le fait que la reprise de la consommation signifie une seule chose – reprise des importations. Ni sur le fait que la grande majorité des chômeurs se trouve sur le marché noir. D’où ne goutte pas un kuna dans le budget. Encore moins sur le fait que nous avons évolué au cours de ces 20 années sur des ballons ordinaires de mauvaise qualité. Qui ont tous éclaté aujourd’hui. Ou se sont dégonflés à des hauteurs inaccessibles.