Les craintes d’une aggravation de la crise de la dette dans la zone euro exercent à nouveau une pression sur l’euro, faisant chuter son taux de change par rapport au dollar la semaine dernière à son niveau le plus bas depuis près de quatre mois, bien en dessous de 1,30 $.
Le taux de change de l’euro par rapport au dollar américain a chuté de 3,3 % la semaine dernière, marquant sa plus grande baisse hebdomadaire depuis août de l’année dernière. Il est tombé à 1,2910 $, le niveau le plus bas depuis la mi-septembre. Par rapport à la monnaie japonaise, le prix de l’euro a baissé de 1,2 % à 107,30 yens. Le dollar s’est renforcé de 2,2 % par rapport à la monnaie japonaise, atteignant un taux de change de 83,10 yens. L’indice du dollar, qui montre la valeur du dollar américain par rapport à six grandes monnaies mondiales, a augmenté de 2 % la semaine dernière pour atteindre 81,02 points. À un moment donné, il a atteint 81,09 points, le niveau le plus élevé depuis début décembre.
La montée du dollar est attribuée à des données macroéconomiques indiquant que l’économie américaine se renforce. La production industrielle continue de croître, tout comme les dépenses des consommateurs américains, et le marché du travail américain se redresse lentement mais sûrement. « Cela alimente les attentes d’une croissance auto-entretenue, soutient les taux d’intérêt et renforce largement le dollar », déclare Bon Sinche, analyste chez RBS Global Banking and Markets.
D’autre part, l’euro est sous pression en raison de l’annonce de nouvelles émissions d’obligations par plusieurs membres de la zone euro. On estime que la semaine prochaine, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et le Portugal émettront de nouvelles obligations d’une valeur comprise entre 20 et 22 milliards d’euros sur le marché primaire.
