Home / Médias et Publications / La Croatie devient de plus en plus peu intéressante pour les investisseurs étrangers

La Croatie devient de plus en plus peu intéressante pour les investisseurs étrangers

La Croatie est toujours le plus grand récipiendaire d’investissements directs étrangers dans la région, malgré la crise mondiale, a déclaré Branko Vukmir, conseiller spécial de la CNUCED, lors de la présentation du Rapport mondial sur l’investissement préparé par l’ONU.

Cependant, comme l’a expliqué Božica Lapić, directrice adjointe de l’Agence pour la promotion des exportations et des investissements, dans sa présentation un peu plus tard, ce avec quoi nous ne pouvons pas être pleinement satisfaits est la structure de ces investissements, en particulier la part trop faible des investissements en greenfield qui créent de la nouvelle valeur. Les raisons du montant insuffisamment élevé des investissements étrangers en Croatie doivent être recherchées dans les barrières administratives, les problèmes de structure de propriété (par exemple, sur les terres agricoles) et une privatisation mal exécutée comme principales plaintes des entreprises étrangères. Avec un montant total de 3,3 milliards d’euros d’investissements, la Croatie devance ainsi les autres pays de la région, suivie par la Serbie avec 2,9 milliards au cours de l’année écoulée. Dans la région plus large, y compris les États membres de l’UE, la Croatie se classerait huitième.

En ce qui concerne le premier trimestre de cette année, la Croatie n’a attiré que 399 millions d’euros d’investissements, tandis que la prévision de la Banque nationale croate, a déclaré Alen Škudar de la Direction des statistiques, est qu’à la fin du deuxième trimestre, ce montant sera d’environ 900 millions.

Il y a donc une baisse significative par rapport à 2008, reflétée dans deux exemples de grands investissements qui sont actuellement suspendus. L’un est un investissement dans la production d’appareils électroménagers d’une valeur de 100 millions d’euros dans la première des trois phases de même valeur, et l’autre, un investissement dans la production de verre, un projet qui vaudrait 120 millions d’euros et créerait 130 emplois. Les deux projets sont actuellement suspendus en raison de conditions d’investissement défavorables dans le monde entier. Les secteurs qui intéressent le plus les investisseurs étrangers, qui attirent ensemble plus de 50 % de tous les investissements, sont l’intermédiation financière et le commerce. C’est d’ailleurs le 15e Rapport mondial sur l’investissement présenté en Croatie, sur un total de 18 produits jusqu’à présent, et confirme largement les tendances imposées par la crise mondiale. Selon le rapport, les pays en développement s’en sont définitivement mieux sortis que les pays riches, enregistrant une augmentation de 17 % des investissements (augmentant ainsi leur part de tous les investissements mondiaux à 43 %) par rapport aux pays riches qui ont attiré jusqu’à 29 % d’investissements en moins au cours de l’année écoulée. La seule surprise que le rapport a préparée concernant les États-Unis, source de la crise, est qu’en 2008, ils ont réussi à attirer 360 milliards de dollars (une augmentation significative) d’investissements malgré la grave crise. (V.F.)