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La crise pourrait supprimer 25 millions d’emplois dans les pays membres de l’OCDE

Le déclin de l’activité économique pourrait entraîner l’élimination de jusqu’à 25 millions d’emplois d’ici la fin de 2010, avec un taux de chômage dans les pays de l’OCDE atteignant un niveau record de 10 pour cent, selon le rapport annuel de l’organisation publié mercredi.

De la fin de 2007 à juillet 2009, 15 millions d’emplois ont été perdus, et 10 millions d’autres pourraient disparaître d’ici la fin de l’année prochaine malgré des signes de reprise économique, souligne l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans le rapport. "Le plus grand danger réside dans le fait qu’une plus grande partie d’une telle forte augmentation du chômage devienne structurelle," déclare le rapport de l’OCDE. "L’économie mondiale se redresse. Nous avons investi des milliers de milliards de dollars, et bien sûr, nous voyons les résultats," a déclaré le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria. "Cependant, le chômage est clé dans cette crise. Nous ne pouvons pas déclarer victoire uniquement sur la base de la croissance des indicateurs économiques. Nous ne devons pas tenir pour acquis que la reprise de l’activité économique résoudra le problème du chômage," a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le taux de chômage dans les pays de l’OCDE a déjà atteint son niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale, grimpant à 8,3 pour cent en juin 2009, contre 5,6 pour cent à la fin de 2007, précise encore le rapport de l’OCDE. La dernière moyenne pour les pays de l’OCDE est de 8,5 pour cent en juillet. Les plus touchés sont l’Espagne, l’Irlande et les États-Unis, dont les taux de chômage ont augmenté de 9,7, 7,8 et 4,5 points de pourcentage, respectivement, de la fin de 2007 à mi-2009.

"La situation sur le marché du travail serait encore pire si les gouvernements n’avaient pas eu recours à des mesures monétaires et fiscales expansionnistes," souligne l’OCDE, avec des estimations selon lesquelles les dépenses gouvernementales pour des projets anti-récession augmenteront le taux d’emploi global l’année prochaine de 0,8 à 1,4 pour cent de plus qu’il ne l’aurait été si ces projets n’avaient pas été initiés. Ce ralentissement détruit bien plus d’emplois que toutes les autres récessions depuis le début des années 1970, souligne encore l’OCDE. Les membres de cette association sont principalement des pays riches du monde et quelques autres, mais pas la Chine et l’Inde.  (H)