Le Parlement européen vote pour un second mandat de cinq ans pour le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso. Il est le seul candidat à sa propre succession au poste de président.
Le traité de Nice, qui est toujours en vigueur, prévoit l’élection du président de la Commission européenne par une majorité des membres présents, tandis qu’en vertu du traité de Lisbonne, qui pourrait entrer en vigueur au début de l’année prochaine, le président de la CE sera élu par une majorité absolue de tous les membres, c’est-à-dire avec au moins 369 voix, ce que Barroso aurait du mal à obtenir en ce moment. Comme Barroso devrait être élu par une majorité étroite, il ne peut être exclu que les dirigeants de certains États membres demandent un nouveau vote sur le président de la Commission européenne si le traité de Lisbonne entre en vigueur. Cette position est soutenue par des experts en droit européen, qui soutiennent que cette élection doit être alignée avec le nouveau document fondateur de l’Union européenne, rapporte Hina.
La capacité d’adaptation de Barroso se manifeste comme un fil rouge à travers sa biographie colorée. Aujourd’hui, il est membre du parti libéral-conservateur portugais Partido Social Democrata (PSD), mais dans sa jeunesse, il était impliqué dans une association étudiante marxiste-léniniste qui a contribué à la chute de la dictature fasciste en 1974. Barroso a également montré une capacité de retournement vers les États-Unis. Lors d’un sommet en 2003 aux Açores, il a promis en tant qu’hôte au président américain George W. Bush fidélité pour l’attaque prévue contre l’Irak. Aujourd’hui, Barroso plaide pour un ‘New Deal’ avec Barack Obama. Pour cette raison, le chef des Verts européens, Daniel Cohn-Bendit, qualifie Barroso de ‘caméléon’, écrit Deutsche Welle.
