Le leader révolutionnaire cubain Fidel Castro a accusé le groupe électronique néerlandais Philips de « double trahison » envers Cuba et le Venezuela pour avoir refusé de livrer des équipements médicaux achetés sous la pression des États-Unis, a rapporté l’AFP mardi.
La société néerlandaise "trahi Cuba et le Venezuela" sous la pression de l’embargo imposé à Cuba par l’ancien président américain George W. Bush, a affirmé Castro. Ni le successeur de Bush, Barack Obama "n’est vraiment pas loin des normes de son prédécesseur," a écrit le leader cubain de 83 ans qui a démissionné de ses fonctions en 2007 en raison de problèmes de santé et a depuis commenté les événements à travers des articles de journaux. Cuba a acheté des équipements médicaux auprès du fabricant allemand Siemens en 2006, qui a rempli ses obligations, tandis que le néerlandais Philips n’a pas livré les 3 553 machines achetées pour 72,7 millions de dollars. Philips n’a pas livré les machines au motif qu’elle ne pouvait pas le faire en raison de la "brutale inflexibilité" de Washington, a écrit Castro. Cependant, Philips a déclaré à l’AFP que Cuba a le droit d’interpréter les événements à sa manière, mais qu’elle devait améliorer ses procédures commerciales et que les livraisons commenceraient maintenant qu’elle devait payer une amende de 100 000 € à l’administration américaine. La société révèle qu’elle a amélioré ses procédures commerciales pour éviter des problèmes similaires à l’avenir et continuera à vendre des équipements médicaux à Cuba, maintenant avec des approbations valides. (H)