La célèbre entreprise française de cosmétiques Garnier et l’agence d’emploi suisse Adecco ont été reconnues coupables de racisme dans le recrutement de personnel pour la campagne de 2000, ont rapporté les médias britanniques.
La Cour d’appel française a annulé l’acquittement initial des entreprises des charges, rendant un nouveau jugement qui stipule que les deux entreprises avaient convenu d’embaucher exclusivement des femmes blanches pour la vente de produits cosmétiques à Paris pendant la campagne de 2000. Garnier et Adecco devront verser une indemnité de 30 000 euros, et un ancien employé d’Adecco a reçu une peine de prison avec sursis de trois mois. La société mère, L’Oréal, dont Garnier est une filiale, a déclaré que ce n’est pas du racisme et qu’elle a l’intention de faire appel de la décision.
Dans un communiqué, Adecco, la plus grande entreprise d’emploi au monde, a exprimé qu’elle est également très surprise par le jugement et qu’elle a l’intention de faire appel. La Cour d’appel de Paris a déclaré qu’Adecco avait reçu des instructions de Garnier s’attendant à ce qu’ils recherchent exclusivement de jeunes femmes blanches pour travailler aux points de vente de l’entreprise de cosmétiques dans la capitale française pendant la campagne de 2000. Comme preuve, le mémorandum de Garnier a été présenté au tribunal, indiquant que
« les filles BBR » (bleu-blanc-rouge), qui se traduit par bleu-blanc-rouge, conformément aux couleurs du drapeau français, étaient recherchées.