Le projet de loi sur le courtage immobilier contient des dispositions qui pourraient limiter la concurrence sur le marché, a évalué le Conseil de protection de la concurrence lors de sa réunion la semaine dernière, où il a examiné le projet de loi à la demande du Ministère de l’Économie, du Travail et de l’Entrepreneuriat.
Dans la déclaration d’aujourd’hui, il est noté que la position du Conseil est que les obstacles dans le projet de loi se manifestent à travers toute une gamme d’obligations imposées aux courtiers immobiliers et à travers des dispositions floues et compliquées concernant la répartition des pouvoirs entre le Ministère et la Chambre de commerce croate. Étant donné qu’il s’agit d’un marché où la concurrence existe déjà, que l’adoption de cette loi devrait renforcer davantage, plutôt que d’entraver ou de limiter, la normalisation et l’administration de ces autorités floues, l’évaluation du Conseil est qu’elle n’aura pas d’effet positif sur les prix et la qualité de ces services.
Plus précisément, la méthode proposée pour déterminer les frais de courtage, qui selon le projet de loi est fixée par la Chambre de commerce croate avec le consentement du Ministère, est contraire à la politique de protection de la concurrence sur le marché. En effet, il est expliqué que les associations d’intérêts, dont les membres sont précisément les prestataires de services, ne devraient pas avoir le pouvoir de déterminer le montant de la compensation pour ces services par le biais de tarifs ou de toute autre manière. S’il est justifié de prescrire le montant des frais de courtage pour la protection de l’intérêt public ou des consommateurs, le Conseil estime que le Ministère devrait avoir le pouvoir de le faire, ce qui pourrait déterminer les frais de service de courtage sur la base de critères transparents et clairs.
