Le juge d’instruction milanais Cesare Tacconi a décidé mercredi de porter des accusations contre Citigroup, UBS, Deutsche Bank et Morgan Stanley pour la faillite du groupe alimentaire italien Parmalat en 2003.
Les banques sont accusées d’avoir émis des obligations Parmalat malgré leur connaissance des problèmes financiers de l’entreprise basée à Parme. La liste des accusés comprend non seulement les banques mais aussi 13 de leurs dirigeants. L’acte d’accusation contre les quatre banques n’est qu’une des nombreuses procédures judiciaires visant à déterminer la responsabilité de la faillite de l’entreprise laitière, causée par une dette de 13 milliards de dollars. Elle est considérée comme la plus significative car elle repose sur des allégations de conspiration criminelle et de faillite artificiellement induite. Une culpabilité prouvée entraîne une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison. Dans un procès séparé devant le tribunal de Milan, le fondateur de Parmalat SpA, Calisto Tanzi, a été accusé, avec d’autres co-accusés, y compris des auditeurs indépendants, d’avoir falsifié le bilan, induisant en erreur le régulateur du marché des valeurs mobilières italien. Ils encourent une peine maximale de cinq ans de prison.(H)