Les États-Unis sont au bord d’une crise budgétaire à moins qu’il n’y ait une réforme des dépenses de santé pour sa population vieillissante, a averti l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son rapport de mardi.
Pour aider à contrôler les dépenses, l’OCDE propose l’introduction d’une taxe nationale sur les ventes, une augmentation des taxes sur les émissions de dioxyde de carbone, et appelle l’administration américaine à réintroduire des contrôles de dépenses et des allégements fiscaux imposés par la constitution. En l’absence de réforme, les dépenses publiques en pensions et en assurance santé consommeront près de 20 % de la production nationale américaine d’ici 2050. De grands déficits budgétaires entraîneront une dette nationale deux fois plus importante que le produit intérieur brut, avertit l’OCDE dans son rapport.
L’économie américaine a connu une performance exceptionnellement forte pendant une décennie, mais des mesures urgentes sont désormais cruciales pour maintenir le contrôle des dépenses budgétaires : élever les normes éducatives, limiter les privilèges spéciaux, prolonger l’âge de la retraite, taxer les émissions de gaz nocifs et lutter contre l’inégalité, souligne l’OCDE. Selon les réglementations actuelles, les dépenses fédérales pour les programmes de soins couverts par les systèmes de protection sociale et de santé doubleront par rapport au PIB d’ici 2030, atteignant 15 %. La base fiscale doit être ajustée, les prestations d’invalidité resserrées, et l’âge d’accès aux droits complets de protection sociale relevé, estime l’OCDE.