Le directeur de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a violé les règles et le code éthique, en priorisant ses propres intérêts au détriment de ceux de la banque, selon un rapport d’un comité spécial. La banque fait également face à une ‘crise de leadership’, a annoncé l’organisme dans un rapport envoyé au Conseil des gouverneurs.
Wolfowitz, co-architecte de la guerre en Irak qui s’est fait de nombreux ennemis parmi les dirigeants et le personnel de la Banque mondiale, lutte pour rester en fonction après que le comité a constaté qu’il avait enfreint des principes éthiques en augmentant le salaire de sa partenaire qui travaillait à la Banque mondiale. Wolfowitz devrait discuter du rapport avec les membres du comité mardi. Il doit expliquer pourquoi il a accordé une augmentation et promu sa petite amie Shaha Riza, seulement trois mois après être devenu à la tête de l’institution financière en juin 2005.
Wolfowitz (63 ans) nie toute faute et affirme qu’il a suivi les recommandations du comité d’éthique de la banque dans son travail.
Parmi ses critiques les plus féroces figurent l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et la Norvège, qui appellent à une résolution urgente concernant le scandale qui secoue la Banque mondiale depuis un mois. Le président américain George Bush, qui a nommé Wolfowitz à ce poste, continue de le soutenir. Cependant, le secrétaire au Trésor Henry Paulson, le principal représentant américain à la Banque mondiale, est plus prudent dans l’expression de son soutien à Wolfowitz. (H)
